
Services d’interprétariat pour les patients hospitalisés
Presque tous les hôpitaux disposent d’un service d’interprétariat et presque personne ne l’appelle. Parmi 234 patients hospitalisés qui ne suivaient pas bien la langue locale, 17 pour cent avaient un interprète professionnel auprès d’un médecin à l’admission et 4 pour cent en avaient un auprès des infirmières qui s’occupaient d’eux. Cette page explique ce que ce manque coûte en jours d’hospitalisation et en consignes de sortie, les cinq conversations qui doivent être interprétées, pourquoi un proche et surtout un enfant est le mauvais choix, et ce qu’il faut demander avant de voyager.
À propos de ce département
Presque tous les hôpitaux disposent d’un service d’interprétariat. Le plus difficile, c’est de voir à quel point il est rarement appelé.
Parmi 234 patients hospitalisés qui ne suivaient pas bien la langue locale, 17 pour cent avaient un interprète professionnel présent auprès d’un médecin à l’admission et 4 pour cent en avaient un auprès des infirmières qui s’occupaient d’eux.
Le service existe. Personne ne l’appelle
Tout hôpital à qui l’on demande s’il propose un service d’interprétariat répond oui. Tous disent vrai. Ce que cette réponse masque, c’est la rareté du recours au service pendant qu’un patient qui ne suit pas la conversation hoche la tête dans une pièce pleine de gens qui parlent une langue qu’il comprend à moitié.
Pourquoi la disponibilité et l’utilisation se séparent
Appeler un interprète prend du temps. Une visite médicale qui passe voir douze patients ne s’arrête pas quinze minutes le temps que quelqu’un en trouve un, et le clinicien se dit que la conversation s’est assez bien passée, tandis que le patient ignore ses droits, parce que personne ne lui explique à l’admission que l’interprétariat est disponible, gratuit et qu’il peut le demander. Il faut corriger les deux moitiés du problème, et celle que le patient maîtrise, c’est de demander.
Se débrouiller, et ce que les cliniciens reconnaissent quand on leur pose la question
La plupart des gens supposent que l’alternative à un interprète est le silence. C’est en général quelque chose de pire qui occupe l’espace, à savoir un médecin qui utilise les quarante mots d’une langue apprise quelque part et comble les trous en devinant. Un programme de formation a posé la question directement à ses propres médecins. Sur 40 internes qui parlaient peu ou pas l’espagnol, 53 pour cent utilisaient souvent ou chaque jour leurs compétences linguistiques insuffisantes avec les patients, et trente des 40 n’avaient jamais recours aux interprètes de l’hôpital ou seulement parfois. Et 80 pour cent reconnaissaient éviter purement et simplement de communiquer avec ces familles. Se débrouiller a une forme. Cela ressemble à un médecin qui nomme l’organe et l’opération, saute les raisons, saute ce qui se passe si le patient refuse, et lit un accord dans un hochement de tête qui ne signifiait rien de tel. Rien de cet échange n’est consigné comme un échec, parce que vu de l’intérieur rien n’y ressemble à un échec, et le patient qui a hoché la tête n’a aucun moyen de savoir quelles parties de la conversation ont été omises.
Relisez ce dernier chiffre. Huit médecins sur dix, interrogés anonymement, ont déclaré que face à une barrière linguistique ils parlaient moins à la famille. Pas mal. Moins. Le patient dans ce lit ne reçoit pas de moins bonnes explications, il en reçoit moins, et rien dans son dossier ne garde trace des conversations qui n’ont jamais eu lieu.
Ce mécanisme explique presque tout ce qui suit dans cette page.
Ce que cela coûte en jours
L’interprétariat est présenté comme une question de courtoisie et de dignité, et il est bien les deux. Il apparaît aussi dans la durée du séjour, un chiffre plus difficile à contester.
Une étude portant sur 3 071 patients hospitalisés qui ne suivaient pas bien la langue locale a comparé ceux qui avaient bénéficié d’une interprétation professionnelle à l’admission et à la sortie à ceux qui en avaient eu à un seul de ces moments ou à aucun. Les patients sans interprétation professionnelle à l’admission, ou sans interprétation à la fois à l’admission et à la sortie, sont restés de 0,75 à 1,47 jour de plus. Rien ne différait dans leur maladie. Ce qui différait, c’était de savoir si les deux conversations qui encadrent un séjour, celle qui établit pourquoi le patient est là et celle qui établit ce qui se passe ensuite, avaient été comprises par la personne qu’elles concernaient.
Ces deux moments sont les endroits les moins coûteux d’un hôpital pour ajouter un interprète et les deux plus souvent omis, parce que l’admission est chargée et la sortie précipitée.
Ce qu’un professionnel change vraiment
Professionnel signifie ici formé à l’interprétariat médical, tenu par un code qui exige que tout ce qui est dit soit transmis, et responsable devant l’hôpital plutôt que devant la famille.
Une revue systématique a examiné 3 698 références et analysé 28 études, dont 21 évaluaient les interprètes professionnels séparément des interprètes non formés. Dans les quatre domaines étudiés, couvrant la communication, le recours aux soins, les résultats cliniques et la satisfaction, les interprètes professionnels rapprochaient la qualité des soins du niveau reçu par les patients sans aucune barrière linguistique. C’est cette affirmation qu’il faut retenir. Un interprète professionnel ne rend pas les soins meilleurs que la moyenne. Il empêche les soins d’être moins bons que la moyenne à cause de la langue, ce qui est une promesse différente et plus honnête.
Le mot formé porte presque tout le poids de ce paragraphe, car une personne qui parle couramment n’est pas un interprète de la même façon qu’une personne qui sait lire n’est pas un correcteur, et la différence apparaît précisément là où les enjeux sont les plus élevés.
La conversation du départ
La sortie décide de ce qui se passe les semaines suivantes, et elle est délivrée dans un couloir à quelqu’un qui tient un sac et veut partir.
Ce tableau défile latéralement sur un téléphone. Faites-le glisser pour atteindre la dernière colonne.
| Ce qui a été mesuré | Ce que l’étude a trouvé | Pourquoi cela compte une fois rentré |
|---|---|---|
| Contenu complet de l’éducation à la sortie | Sept fois plus de chances lorsqu’un interprète professionnel était présent, avec un rapport de cotes de 7,1 | Le diagnostic, les médicaments, les signes à surveiller et le moment de revenir sont les quatre éléments qui décident du mois suivant |
| Conversations sans aucun interprète professionnel | 31 pour cent des 101 communications de sortie | Près d’un tiers des familles sont reparties sans que la conversation ait été interprétée |
| Ce qui disparaît en premier le plus souvent | Les consignes de retour et la raison de chaque médicament | Ce sont les éléments qu’un patient ne peut pas reconstituer plus tard à partir d’un papier rédigé dans une langue qu’il ne lit pas |
Une conséquence pratique. Demandez expressément que la conversation de sortie soit interprétée, et qu’elle se déroule assis et non sur le pas d’une porte, car la version délivrée pendant qu’on enfile son manteau est celle qu’on oublie.
Sur place, au téléphone ou à l’écran
Il existe trois façons d’assurer l’interprétariat à l’hôpital, et elles ne sont pas interchangeables, même si beaucoup de communication les traite comme si elles l’étaient.
Ce que disent les patients quand on leur demande de comparer
Un essai randomisé a réparti 82 patients entre un interprète présent sur place et un interprète par téléphone pour le même type de consultation, et la satisfaction médiane s’est établie à 100 avec l’interprète dans la pièce contre 92,9 au téléphone. Les deux scores sont élevés, et l’écart demeure. L’interprétariat téléphonique n’est pas un service de mauvaise qualité. Il fonctionne bien et perd quelque chose de précis, à savoir tout ce que communique un visage, et cette perte compte le plus précisément dans les conversations où un hôpital est le plus tenté d’utiliser le téléphone parce que c’est plus rapide.
Pourquoi un proche est le mauvais choix
Un membre de la famille parle couramment, il est déjà là et il est gratuit. Il constitue aussi la pire option disponible pour tout ce qui est clinique, et les raisons n’ont rien à voir avec son vocabulaire. Étant émotionnellement impliqué, il adoucit. Il sait des choses que le patient n’a pas dites, donc il répond aux questions posées au patient. Le vocabulaire médical ne lui est pas familier, donc il simplifie d’une manière qui change le sens, et il porte ensuite le poids de ce qu’il a entendu, ce qui est lourd à confier à un fils venu rendre visite. Observez ce que fait cet adoucissement. Un médecin dit que la tumeur s’est étendue au foie et que le pronostic se compte en mois, le fils s’entend dire que les médecins ont trouvé autre chose et qu’ils y travaillent, et les deux personnes quittent la pièce en croyant que la conversation s’est passée comme elles le souhaitaient. Personne n’a menti. L’information s’est simplement arrêtée quelque part entre les deux chaises.
Les familles pensent rarement au second problème. Un proche qui interprète ne peut pas poser ses propres questions, parce qu’il est occupé à être le canal, de sorte que la personne qui relancerait normalement une réponse vague est accaparée, alors qu’un interprète professionnel libère la famille pour qu’elle soit simplement la famille, le rôle dans lequel on a réellement besoin d’elle.
Les enfants ne devraient jamais faire cela
Le recours à un enfant comme interprète existe dans tous les systèmes de santé, parce que l’alternative n’a pas été proposée, et cela devrait s’arrêter à la porte de tout hôpital qui se respecte. Des chercheurs ont interrogé 77 jeunes bilingues de 9 à 18 ans qui avaient interprété pour leur famille dans le cadre de soins, et ils avaient été utilisés, pour l’essentiel, parce que les services autour d’eux étaient défaillants et non parce que quelqu’un jugeait cela approprié. Les échanges qui se passaient mal tenaient aux compétences de communication du professionnel, aux limites du jeune dans une langue ou dans l’autre, et à la nature du problème abordé. Le calcul mérite ici un instant d’attention. L’hôpital économise quinze minutes, et un enfant porte toute sa vie une phrase décrivant le diagnostic de sa propre mère, sans qu’on lui ait rien expliqué de ce qu’elle signifiait ni rien demandé sur sa capacité à la prononcer à voix haute. Aucune institution ne devrait faire ce marché dans un service hospitalier.
Mesurez ce que ce dernier point signifie en pratique. Un adolescent de treize ans qui interprète une conversation sur le cancer de sa mère, ou sur la consommation d’alcool de son père, ou sur une interruption de grossesse, ou sur un résultat qui n’a pas encore été expliqué. Aucun enfant ne fonctionne comme un canal neutre. On lui remet une information qui ne lui était pas destinée, avec la charge de la transmettre à la personne dont il dépend.
Si un hôpital demande à votre enfant d’interpréter, dites non et demandez un interprète. Les deux moitiés de cette phrase comptent.
Patients sourds et malentendants
Tous les arguments de cette page s’appliquent à la langue des signes, et ils s’appliquent avec encore plus de force, car l’idée qu’écrire des mots suffira est presque universelle et presque toujours fausse. Les langues des signes sont des langues, avec leur propre grammaire, et elles ne sont pas une version manuelle de la langue parlée, de sorte qu’un patient sourd dont la première langue est une langue des signes lit un mot écrit dans sa seconde langue, sous stress, souvent sans ses lunettes, fréquemment après un sédatif. La lecture labiale récupère au mieux une fraction de la parole et presque rien derrière un masque chirurgical. Les mots écrits posent un problème plus discret, à savoir qu’ils sont lents. Une conversation qui prendrait quatre minutes à l’oral en prend vingt à l’écrit, donc elle est raccourcie, et ce qui disparaît est ce qui était le plus difficile à écrire plutôt que ce qui comptait le moins. Ce qui subsiste se lit comme le résumé d’une conversation qui n’a jamais eu lieu dans son intégralité.
Une étude à méthodes mixtes a interrogé 288 personnes sourdes et malentendantes sur les soins d’urgence. Soixante-cinq pour cent ont déclaré avoir des difficultés à communiquer aux urgences. Seules 28,8 pour cent pouvaient communiquer de façon autonome avec le personnel qui les soignait. Ces chiffres décrivent une population qui traverse la partie de l’hôpital où la rapidité compte le plus et où les conséquences d’un malentendu arrivent le plus vite.
Lorsqu’un interprète en langue des signes ne peut pas être physiquement présent, l’interprétariat vidéo à distance est la réponse praticable et le téléphone ne l’est pas, alors précisez quelle langue des signes avant l’arrivée, car elles diffèrent selon les pays et un interprète en langue des signes turque ne convient pas à un patient qui signe en arabe.
Les cinq moments où ce n’est pas facultatif
Faire interpréter chaque échange pendant un séjour de deux semaines n’est ni possible ni nécessaire. Cinq conversations se distinguent des autres, et un hôpital qui couvre correctement ces cinq-là fait son travail.
Faites glisser ce tableau latéralement sur un petit écran pour atteindre la deuxième colonne.
| La conversation | Ce qui est perdu sans interprète |
|---|---|
| L’admission, c’est-à-dire pourquoi le patient est là et ce qui s’est passé jusqu’ici | L’anamnèse. Tout ce qui suit repose dessus, et l’étude sur la durée de séjour a montré que cette omission se mesure en jours |
| Le consentement, c’est-à-dire en quoi consiste l’opération et ce qui peut mal se passer | La compréhension, qui est tout le fondement juridique et éthique de la signature qui suit |
| Toute conversation sur les limites du traitement ou sur une mauvaise nouvelle | La partie que les familles ont le plus besoin d’entendre avec exactitude, et celle qu’un proche qui interprète adoucira sans le vouloir |
| Le point quotidien lors de la visite médicale | La continuité. Une famille qui reçoit un point clair par jour suit le séjour. Celle qui n’entend que des fragments se construit une version des faits qui est fausse |
| La sortie, c’est-à-dire les médicaments, les signes d’alerte et le moment de revenir | Le mois suivant. Une éducation de sortie complète était sept fois plus probable avec un interprète professionnel présent |
Réservez-les. Une conversation qui devait être interprétée et ne l’a pas été n’est pas une conversation qui s’est mal passée. Elle n’a pas eu lieu.
À quoi ressemble une bonne conversation interprétée
Une conversation interprétée est une compétence pour tout le monde dans la pièce, et la plupart des choses qui la gâchent sont des habitudes que personne ne remarque.
Pour le patient et la famille
- Parlez au médecin et laissez l’interprète travailler. Regardez la personne à qui vous vous adressez, car le médecin lit votre visage, qu’il s’en rende compte ou non.
- Parlez par courts passages et faites des pauses. Les longs passages ininterrompus sont résumés, et c’est dans le résumé que l’information disparaît.
- Dites quand vous n’avez pas compris. Les interprètes ont le droit de signaler qu’une notion n’a pas d’équivalent dans votre langue, et un bon interprète le fera.
- Demandez au médecin de vous réexpliquer le plan en une phrase à la fin, puis réexpliquez-le-lui vous-même. C’est la seconde moitié qui révèle le malentendu.
- Demandez le même interprète pendant tout le séjour lorsque c’est possible, car la continuité de la personne transforme deux semaines de conversations en une seule histoire.
Ce qu’un hôpital devrait faire
Réserver l’interprète à l’avance pour les cinq moments ci-dessus plutôt que d’en appeler un quand une conversation a déjà mal commencé. Dire au patient à l’admission, dans sa propre langue, que l’interprétariat est disponible et gratuit, puis consigner dans le dossier quel interprète était présent et pour quelle conversation, car une conversation de consentement interprétée que personne n’a documentée est ensuite impossible à distinguer d’une conversation qui n’a jamais eu lieu. Et ne jamais, en aucun cas, demander à un membre de la famille d’intervenir pour une conversation clinique parce que ce serait plus rapide. Deux de ces quatre points sont omis presque partout. Une conversation de consentement interprétée que personne n’a notée ressemble exactement, six mois plus tard et dans n’importe quelle langue, à une conversation de consentement qui n’a jamais eu lieu, donc le nom de l’interprète et la conversation à laquelle il a participé ont leur place dans le dossier à côté de tout ce qui a été consigné ce jour-là. Et un hôpital qui commence à le consigner découvre son propre taux de recours en un mois.
Ce qui est couvert ici, et ce que veut dire organisé
Les hôpitaux listent les langues sur leur site d’une façon qui fait paraître sept et soixante-dix semblables, et la distinction qui compte est de savoir si la langue est portée par quelqu’un déjà présent dans l’équipe ou s’il faut trouver et réserver quelqu’un.
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| Couverture | Ce que cela signifie en pratique |
|---|---|
| Couvert directement, à savoir l’anglais, l’arabe, le français, le russe, le serbe, le roumain et l’espagnol | Des membres de l’équipe des patients internationaux travaillent dans ces langues dans le cadre de leur fonction, donc une conversation n’attend pas une réservation |
| Organisé sur demande, c’est-à-dire tout le reste | Un interprète professionnel est réservé pour la conversation. Précisez la langue et le dialecte dès le premier contact, car c’est là que se joue le délai |
| Langue des signes | Organisée, et la langue des signes précise doit être nommée, puisqu’elles diffèrent selon les pays comme les langues parlées |
| Ce qu’il faut confirmer avant de voyager | Quelles conversations auront un interprète réservé, avec son nom si possible, et qui contacter dans le service si personne ne s’est présenté |
Un seul coordinateur suit le dossier du premier message jusqu’à la sortie, ce qui compte ici plus qu’ailleurs, car la personne qui sait de quelle langue vous avez besoin est aussi celle qui la réserve et celle que vous relancez si personne ne l’a fait.
Ce que cela coûte, et qui paie
L’interprétariat est traité comme un supplément coûteux, et c’est la raison pour laquelle on le saute. La mesure dit autre chose. Un hôpital a mis en place un service d’interprétariat renforcé puis a mesuré son effet sur la facture, et le service a ajouté environ un et demi pour cent au coût d’un séjour, sans que les coûts hospitaliers totaux augmentent ou diminuent de façon significative. Comparez cela à un séjour prolongé de trois quarts de journée à près d’une journée et demie sans interprétation professionnelle, et le calcul cesse d’être un débat. Deux choses découlent de ce couple de chiffres. L’interprétariat se rembourse en journées d’hospitalisation bien avant qu’on en arrive à l’argument de la dignité, celui que la plupart des hôpitaux mettent en avant et le plus faible dont ils disposent. Le coût n’a jamais expliqué l’omission. On saute l’interprétariat parce qu’il prend quinze minutes dont personne, en pleine visite médicale, ne croit disposer.
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| Facteur | Dans quel sens il fait varier le total |
|---|---|
| Langue couverte directement ou organisée | Une langue parlée dans l’équipe ne coûte rien de plus. Un interprète professionnel réservé est facturé séparément par la plupart des hôpitaux |
| Nombre de conversations interprétées | Couvrir les cinq moments décrits plus haut coûte une fraction de ce que coûte la couverture de tous les échanges, et apporte l’essentiel du bénéfice |
| Sur place par rapport au téléphone ou à la vidéo | Un interprète dans la pièce est la formule la plus coûteuse et le bon choix pour le consentement et pour les mauvaises nouvelles |
| Langue des signes | Réservée comme un service spécialisé, avec un délai plus long et un tarif plus élevé sur la plupart des marchés |
| Délai de prévenance | Une demande de dernière minute coûte plus cher partout, ce qui plaide pour nommer la langue dès le premier contact plutôt qu’à l’arrivée |
Aucun montant n’apparaît sur cette page pour le service lui-même, car le coût d’un séjour dépend du traitement et de la durée d’hospitalisation, alors demandez si l’interprétariat est inclus dans le devis ou facturé à côté et quelles conversations il couvre. Un hôpital à qui on ne l’a jamais demandé aura quand même la réponse.
Comment vous assurer d’en avoir réellement un
La moitié du problème que le patient maîtrise, c’est de demander, et demander fonctionne mieux quand c’est précis.
- Précisez la langue et le dialecte dès le premier contact plutôt qu’à l’arrivée, car c’est là que se situe le délai.
- Demandez qu’un interprète soit réservé nommément pour la conversation de consentement, et pour la visite médicale, plutôt que de supposer que quelqu’un se présentera.
- Dites clairement que vous ne voulez pas qu’un membre de la famille interprète quoi que ce soit de clinique, y compris vos propres enfants adultes. Les hôpitaux suivent cette consigne quand elle est donnée.
- Demandez ce qui se passe la nuit et le week-end, puisque la réponse est en général l’interprétariat téléphonique et le savoir à l’avance évite une discussion à minuit.
- Demandez que la conversation de sortie soit interprétée et qu’elle se fasse assis, car c’est elle qui décide du mois suivant, y compris le moment où vous serez autorisé à prendre l’avion et ce qu’il faut faire si quelque chose change en chemin.
Si une conversation commence sans interprète et qu’il s’agit de l’une des cinq, dites-le et demandez qu’elle attende, car une visite médicale qui passe son chemin est plus facile à vivre qu’une décision que vous n’avez pas comprise.
Ce que nous organisons
Sept langues couvertes directement par l’équipe des patients internationaux, à savoir l’anglais, l’arabe, le français, le russe, le serbe, le roumain et l’espagnol, avec un interprète professionnel organisé sur demande pour toute autre langue. Un seul coordinateur du premier message jusqu’à la sortie, avec un nom et un numéro direct, de sorte que la personne qui sait de quelle langue vous avez besoin est celle qui la réserve. Un lit d’accompagnant dans la chambre pour qu’un proche reste la nuit pendant tout le séjour, et un hébergement à proximité pour le reste de la famille. Les transferts depuis l’aéroport et les trajets entre l’hébergement et le service. Des repas halal, végétariens et adaptés au diabète préparés par la cuisine de l’hôpital, et une salle de prière dans le bâtiment. Une demande de médecin femme transmise au service et satisfaite chaque fois que le planning le permet. Une lettre d’invitation nommant l’hôpital et le médecin traitant, délivrée une dizaine de jours avant le voyage pour la demande de visa. Et une fois rentré chez vous, le même coordinateur sur le même numéro WhatsApp.
L’examen gratuit de vos comptes rendus et de vos images vous revient par écrit, et dans une langue que vous lisez, ce qui est l’échange qui met à l’épreuve tout ce qui précède et ne coûte rien.
Les questions qu’on nous pose, une FAQ sur les services d’interprétariat
Dois-je payer un interprète
Pour les sept langues couvertes directement par l’équipe des patients internationaux, non, puisqu’il s’agit de membres du personnel qui font leur travail, tandis que pour les autres langues un interprète professionnel est réservé et le fait que cela soit inclus dans le devis ou facturé à côté varie d’un hôpital à l’autre, alors demandez lequel. Le coût se révèle plus faible qu’il n’y paraît. Un hôpital qui a mis en place un service d’interprétariat renforcé a constaté qu’il ajoutait environ un et demi pour cent au coût d’un séjour, sans changement significatif des coûts hospitaliers totaux.
Mon mari ou ma fille peuvent-ils interpréter pour moi
Pour la conversation courante, bien sûr. Pour tout ce qui est clinique, non. Un proche adoucit une mauvaise nouvelle sans le vouloir, répond aux questions à votre place, et n’est pas libre de poser ses propres questions tant qu’il sert de canal. Les enfants ne devraient jamais le faire, et des chercheurs qui ont interrogé 77 jeunes bilingues de 9 à 18 ans ayant interprété pour leur famille ont constaté qu’on y avait recours surtout parce que le service autour d’eux était défaillant.
Un interprète par téléphone suffit-il
Pour les échanges pratiques courts et pour le milieu de la nuit, oui, et il permet de joindre presque n’importe quelle langue en quelques minutes, mais pour le consentement, pour les mauvaises nouvelles et pour toute conversation sur les limites du traitement, demandez quelqu’un dans la pièce. Dans un essai randomisé portant sur 82 patients, la satisfaction médiane était de 100 avec un interprète sur place contre 92,9 par téléphone. Les deux sont bons. L’écart se situe exactement là où les enjeux sont les plus élevés.
Cela change-t-il vraiment quelque chose sur le plan médical
Oui, et c’est mesurable. Une étude portant sur 3 071 patients hospitalisés a montré que ceux sans interprétation professionnelle à l’admission, ou à la fois à l’admission et à la sortie, restaient de 0,75 à 1,47 jour de plus. Une autre étude sur les conversations de sortie a trouvé sept fois plus de chances d’obtenir une éducation de sortie complète lorsqu’un interprète professionnel était présent, et une revue systématique de 28 études a conclu que les interprètes professionnels rapprochent la qualité des soins du niveau reçu par les patients sans barrière linguistique. Aucune de ces études ne prétend qu’un interprète améliore la médecine. Ce qu’elles montrent est plus étroit et plus utile, à savoir que la médecine cesse d’être dégradée par le fait que le patient et le médecin ne partagent pas une langue, et que les deux conversations où le dommage se produit sont la première et la dernière. L’admission conditionne tout ce qui en découle. La sortie décide de la façon dont se passe réellement le mois qui suit votre départ.
Quelles conversations doivent absolument être interprétées
Cinq. L’admission, où l’anamnèse est recueillie. Le consentement, où l’opération est expliquée. Toute conversation sur une mauvaise nouvelle ou sur les limites du traitement. Le point quotidien lors de la visite médicale. Et la sortie, où sont donnés les médicaments, les signes d’alerte et les consignes de retour. Demandez que ces cinq moments soient réservés plutôt que d’espérer que quelqu’un se présente.
Je suis sourd. Que se passe-t-il
Précisez quelle langue des signes dès le premier contact, car elles diffèrent selon les pays et un interprète dans l’une ne convient pas à un patient qui signe dans une autre. Lorsque personne ne peut être présent physiquement, l’interprétariat vidéo à distance fonctionne et le téléphone non, et écrire des mots reste insuffisant comme solution de remplacement, puisqu’une langue des signes est une langue à part entière et que les mots écrits sont lus dans une seconde langue.
Et si personne n’organise d’interprète le jour même
Dites-le, et demandez que la conversation attende s’il s’agit de l’une des cinq. Les hôpitaux répondent à cette demande, et la recherche suggère que si cela n’arrive pas plus souvent c’est parce que personne ne le demande et non parce que quelqu’un refuse, et parmi 234 patients hospitalisés qui ne suivaient pas la langue locale, 38 pour cent ont déclaré s’être débrouillés sans interprète ou n’avoir presque pas parlé avec les infirmières.
L’avis écrit me parviendra-t-il dans ma langue
Oui. Envoyez les comptes rendus et les images, indiquez la langue que vous lisez, et l’avis écrit vous revient dans cette langue. Cet échange a lieu avant toute réservation et il ne coûte rien, et c’est aussi la façon la plus simple de vérifier si un hôpital gère correctement la question de la langue avant de vous engager à y voyager.
Références
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- Jacobs EA, Sadowski LS, Rathouz PJ. The impact of an enhanced interpreter service intervention on hospital costs and patient satisfaction. J Gen Intern Med. 2007;22(Suppl 2):306-311.
Note de l'éditeur
Rédigé par l'équipe éditoriale médicale de Biruni Hospital. Vérifié par Pr Ayhan YAMAN, Soins intensifs pédiatriques.
Vérifié médicalement par

Pr Ayhan YAMAN
Soins intensifs pédiatriques
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