
Rééducation robotisée
Lors d’une séance de thérapie habituelle, un patient après un AVC répète un mouvement du bras 32 fois. Un robot de rééducation multiplie ce nombre et, sur 101 essais, il a permis à un patient supplémentaire sur neuf de marcher sans aide humaine. Découvrez qui en profite, qui doit rester à l’écart de ces machines et comment s’organise un programme de quatre à huit semaines.
À propos de ce département
La récupération se construit par la répétition. Un robot vous permet d’en faire bien davantage, en toute sécurité.
Les personnes qui ajoutent une rééducation de la marche assistée par robot à la kinésithérapie après un AVC ont plus de chances de marcher sans aide humaine que celles qui reçoivent la kinésithérapie seule, un résultat que la revue Cochrane 2025 a tiré de 101 essais randomisés et 4 224 patients. Envoyez-nous vos comptes rendus et une courte vidéo de votre façon de bouger aujourd’hui. Un médecin de réadaptation vous dira si un programme robotisé changerait quelque chose dans votre cas, avant que vous ne dépensiez quoi que ce soit en voyage.
Un AVC, une lésion de la moelle épinière ou un traumatisme crânien laisse beaucoup de personnes capables de bouger un peu et incapables de s’entraîner assez pour bouger mieux. La rééducation robotisée comble cet écart. Un appareil motorisé porte une partie du poids du corps ou guide le membre, si bien qu’une personne qui ne peut pas encore faire dix pas seule peut en faire plusieurs centaines en une séance, sous le regard d’un thérapeute à chaque pas. Vous trouverez ci-dessous ce que font ces machines, ce qu’ont montré les essais, qui en profite et qui n’en profite pas, et comment un programme à Istanbul est organisé pour une personne venue d’un autre pays.
Qu’est-ce que la rééducation robotisée ?
La rééducation robotisée utilise des appareils motorisés pour mobiliser, soutenir ou freiner les membres d’un patient pendant la thérapie, afin que des muscles affaiblis et un système nerveux lésé puissent répéter un mouvement bien plus de fois que ne le permet la thérapie manuelle seule. Un kinésithérapeute règle la machine, reste à côté pendant toute la séance et modifie les paramètres à mesure que le patient progresse. Aucun robot ne mène un programme tout seul.
Trois familles d’appareils couvrent presque tout ce qui est utilisé en pratique clinique.
Ce tableau défile latéralement sur un écran étroit. Faites glisser pour voir toutes les colonnes.
| Famille d’appareils | Ce qu’elle fait | À qui elle convient |
|---|---|---|
| Robots de marche sur tapis roulant. Lokomat est le plus installé. G-EO et des appareils similaires déplacent les pieds sur des plateformes motorisées. | Un harnais allège une partie du poids du corps pendant que des orthèses motorisées mobilisent les hanches et les genoux selon un schéma de marche sur un tapis roulant. Le thérapeute règle l’allègement du poids, la vitesse et la part de travail assurée par les moteurs. | Les personnes qui ne peuvent pas marcher, ou qui ont besoin d’une ou deux personnes pour marcher, après un AVC, une lésion incomplète de la moelle épinière, un traumatisme crânien ou avec une sclérose en plaques. Les enfants atteints de paralysie cérébrale utilisent un jeu d’orthèses plus petit. |
| Robots pour le bras et la main. Armeo Spring et Armeo Power pour l’ensemble du bras, Amadeo pour les doigts, InMotion Arm, qui est la version commerciale du robot de recherche MIT-Manus. | Un support annule le poids du bras et des moteurs guident ou assistent les mouvements d’atteinte, de préhension et de doigts. Chaque mouvement pilote une tâche à l’écran. | Un bras ou une main faible ou partiellement paralysé après un AVC, une lésion de la moelle épinière au niveau cervical ou un traumatisme crânien. |
| Exosquelettes portables et tables de verticalisation robotisées. EksoNR, ReWalk et HAL sont des exosquelettes. Erigo est une table de verticalisation qui mobilise les jambes. | Un exosquelette est une structure motorisée sur batterie, sanglée aux jambes et au tronc, qui marche au sol avec un thérapeute à côté. Une table de verticalisation robotisée redresse un patient alité quelques degrés à la fois tout en faisant pédaler les jambes. | Les exosquelettes exigent un bon contrôle du tronc et assez de force dans les bras pour des cannes anglaises ou un déambulateur. La table de verticalisation s’adresse au stade le plus précoce, quand la mise debout fait chuter la tension artérielle. |
Les programmes publiés par les unités de réadaptation en Turquie citent Lokomat, Armeo et Erigo plus que tout autre système, avec le tapis roulant C-Mill et les tapis antigravité ajoutés pour les personnes qui marchent déjà. Une liste d’appareils sur un site web vous apprend peu de chose. Demandez quelle machine l’unité compte utiliser pour votre problème et combien de séances sur cette machine le programme comporte.
Presque tous les appareils relient le mouvement à un écran. Tendre la main vers une tasse pilote un objet dans un jeu et chaque pas sur le tapis fait avancer un personnage sur un chemin. Cela ressemble à un divertissement et cela fonctionne comme un retour d’information, car le système nerveux réapprend plus vite lorsqu’il voit le résultat de chaque tentative, et une tâche avec un score pousse un patient fatigué à travailler jusqu’à la fin de la séance.
Pourquoi le nombre de répétitions compte
Sur 312 séances de thérapie après un AVC observées dans sept centres de réadaptation, les patients ont répété un mouvement fonctionnel du bras en moyenne 32 fois par séance et ont fait en moyenne 357 pas, selon une étude de 2009 parue dans les Archives of Physical Medicine and Rehabilitation.
Les expériences animales sur la récupération après une lésion cérébrale utilisent une dose bien supérieure.
Après un AVC ou une lésion incomplète de la moelle épinière, les voies nerveuses intactes peuvent reprendre une partie du travail des voies lésées, un processus que les médecins appellent neuroplasticité. Trois éléments la favorisent et tous les trois reposent sur l’entraînement. Le mouvement doit être la tâche réelle, comme faire un pas ou saisir un objet, et non un exercice vaguement apparenté. Il doit être répété en grand nombre. Et le patient doit fournir un effort, car un membre mobilisé passivement pendant que la personne pense à autre chose n’apprend presque rien au cerveau. La thérapie manuelle peine sur le deuxième point. Faire traverser une pièce à un adulte paralysé demande deux ou trois thérapeutes, un à chaque jambe et un au tronc, et leurs bras lâchent après quelques minutes. Un robot de marche soutient le poids du corps dans un harnais et mobilise les deux jambes selon le même schéma correct pendant une demi-heure sans se fatiguer. Il mesure aussi. Des capteurs dans les orthèses enregistrent la force que le patient ajoute à chaque pas, si bien que le thérapeute peut réduire progressivement l’aide des moteurs et faire assurer au patient une part croissante du travail, ce que les ingénieurs appellent l’assistance selon les besoins (assist as needed).
La machine augmente la dose. Décider quoi travailler, et quand arrêter d’utiliser la machine, reste le travail du thérapeute.
Ce que montrent les essais
La thérapie assistée par robot a été testée dans plus d’essais randomisés que presque toute autre technologie de réadaptation, et les résultats diffèrent selon la partie du corps et selon le degré de handicap au départ.
La marche après un AVC
La revue Cochrane 2025 sur la rééducation de la marche électromécanique et assistée par robot a regroupé 101 essais randomisés et 4 224 patients après un AVC. L’ajout du robot à la kinésithérapie a augmenté de 65 pour cent les chances de marcher de façon autonome (rapport de cotes 1,65, niveau de preuve modéré), et les auteurs ont calculé qu’il faut traiter neuf patients pour qu’un de plus marche sans aide humaine. Dans ces essais, la marche autonome signifiait parcourir 15 mètres sans l’aide d’une autre personne, une canne étant autorisée. Les décès n’ont pas augmenté dans les groupes robot. Les abandons non plus. La vitesse de marche et la distance parcourue en six minutes ont montré des différences trop faibles pour compter pour un patient, 0,05 mètre par seconde et 11 mètres. Lisez ces résultats ensemble. Un robot de marche trouve sa place chez la personne qui ne peut pas encore marcher seule, alors que quelqu’un qui marche déjà lentement avec une canne doit en attendre peu, et les auteurs de la revue avertissent eux-mêmes que certains essais regroupés incluaient précisément ces patients, ce qui tire la moyenne vers le bas.
Personne ne sait combien de temps le bénéfice dure. Lors du suivi après la fin des programmes, l’avantage sur la marche autonome n’a plus pu être confirmé (huit études, 569 participants, niveau de preuve faible), et la revue appelle à des essais sur la meilleure dose hebdomadaire et sur la durabilité des résultats.
Fonction du bras et de la main après un AVC
Pour le bras, la revue Cochrane 2018 portant sur 45 essais et 1 619 patients a constaté que l’entraînement du bras assisté par robot améliorait les scores d’activités de la vie quotidienne, la fonction du bras et la force musculaire du bras après un AVC, avec des effets indésirables décrits comme rares. Les effets étaient de taille faible à modérée.
Puis est venu RATULS. Publié dans The Lancet en 2019, cet essai a réparti au hasard 770 patients dans quatre centres britanniques entre un entraînement assisté par le robot MIT-Manus, un programme d’intensité équivalente de pratique de tâches dirigé par un thérapeute, ou les soins habituels, avec des séances de 45 minutes trois fois par semaine pendant 12 semaines, soit 36 séances au total. À trois mois, 44 pour cent du groupe robot avaient atteint le score cible de l’Action Research Arm Test, contre 50 pour cent avec la pratique intensive de tâches et 42 pour cent avec les soins habituels, et aucune de ces différences n’était statistiquement significative. Le groupe robot s’est bien amélioré sur une mesure du mouvement brut du bras. Ce gain ne s’est pas traduit par une utilisation du bras dans les tâches quotidiennes. Un robot de bras a donc sa place au sein d’un programme où un thérapeute travaille aussi avec vous des tâches réelles, comme s’habiller, tenir une tasse et utiliser un téléphone. Les heures de robot seules, aussi nombreuses soient-elles, n’y suffiront pas.
Lésion de la moelle épinière
Une méta-analyse de 2024 parue dans les Annals of Rehabilitation Medicine a combiné 23 essais randomisés et 690 patients avec une lésion de la moelle épinière et a constaté que la rééducation de la marche assistée par robot améliorait les scores d’activités de la vie quotidienne, la force musculaire des jambes, le Walking Index for Spinal Cord Injury et la distance de marche en six minutes davantage que la rééducation conventionnelle. Le moment comptait. Les patients traités dans les premiers mois après la lésion, et les programmes durant plus de deux mois, montraient les gains les plus importants.
Le caractère complet de la lésion détermine l’objectif. En cas de lésion incomplète, un signal franchit encore le segment lésé et le robot sert à réapprendre la marche, alors qu’en cas de lésion complète aucun robot ne restaure la marche et les objectifs deviennent la tolérance à la station debout, la circulation, le contrôle de la spasticité et la mise en charge des os, ou l’apprentissage de l’exosquelette comme aide à la mobilité.
Autres affections
La sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, le traumatisme crânien et la paralysie cérébrale chez l’enfant sont tous traités sur les mêmes appareils, dans des essais plus petits que ceux consacrés à l’AVC et moins cohérents dans leurs résultats. Les enfants utilisent le robot de marche avec des orthèses pédiatriques, que le fabricant propose à partir d’une longueur de cuisse de 21 cm, atteinte vers l’âge de quatre ans.
Les prothèses de hanche, les prothèses de genou et les fractures demandent une bonne kinésithérapie conventionnelle, et un robot y ajoute peu.
Qui en profite le plus et qui doit rester à l’écart du robot
Les meilleurs candidats pour un robot de marche ne peuvent pas marcher sans aide, peuvent rester assis droit une demi-heure, peuvent suivre des consignes simples, et ont subi leur AVC ou leur lésion il y a quelques semaines à quelques mois.
Le délai depuis l’événement compte, et il ne fixe aucune limite. La récupération après un AVC est la plus rapide dans les trois à six premiers mois, la méta-analyse sur les lésions de la moelle épinière a trouvé des gains plus importants chez les patients récemment blessés, et des personnes arrivent aussi deux ou trois ans après un AVC en pouvant encore gagner en force, en endurance et en qualité de marche. Leurs objectifs sont fixés plus bas. Ils sont énoncés clairement dès le premier jour.
Distinguer ces groupes avant que quiconque n’achète un billet, voilà le but de l’avis à distance.
Pour cet avis, envoyez le compte rendu d’hospitalisation avec la date de l’AVC ou de la lésion, le compte rendu d’IRM ou de scanner cérébral ou médullaire le plus récent, la liste des médicaments actuels y compris les anticoagulants et les traitements de la spasticité, un résultat de densitométrie osseuse s’il en existe un, ainsi que votre taille et votre poids. Ajoutez deux courtes vidéos prises avec un téléphone tenu à l’horizontale à hauteur de hanche, à trois mètres de distance. La première doit montrer le patient se lever et marcher, ou essayer de le faire, avec l’aide habituellement utilisée. La seconde doit montrer les deux bras tendus vers l’avant et les deux mains qui s’ouvrent et se ferment. Écrivez aussi deux ou trois lignes sur ce que le patient parvient à faire seul aujourd’hui, par exemple rester assis sans appui, passer du lit au fauteuil, ou manger avec la main faible. Trente secondes de vidéo en disent plus à un médecin de réadaptation qu’une page de description. La réponse précise si un robot a des chances d’aider, lequel, et pour combien de semaines.
Une séance sur un robot de marche, du début à la fin
La mesure vient en premier. Un thérapeute note la longueur de cuisse, la longueur de jambe, la largeur du bassin et l’amplitude de chaque articulation, règle les orthèses en conséquence et enregistre les réglages, ce qui prend 20 à 30 minutes le premier jour et 5 à 10 minutes les jours suivants.
Vous êtes conduit en fauteuil sur une rampe jusqu’au tapis roulant. Un harnais rembourré entoure le bassin et le thorax et se fixe à un système de levage suspendu, les orthèses sont sanglées à la cuisse et au tibia, et des sangles élastiques de pied maintiennent les orteils relevés pour qu’ils ne frottent pas le tapis. Le système de levage reprend votre poids, la moitié ou plus lors des premières séances. Le tapis démarre très lentement, à moins de 2 km par heure.
Le temps de marche dure 30 à 45 minutes. Au fil de ces minutes, le thérapeute diminue par paliers l’allègement du poids et le guidage des moteurs et augmente la vitesse, en surveillant un écran qui montre la force produite par chacune de vos jambes. La fréquence cardiaque et la tension artérielle sont contrôlées avant de commencer, puis chaque fois que vous vous sentez étourdi, en sueur ou mal à l’aise.
Attendez-vous à être fatigué après la séance. Des douleurs aux hanches et aux cuisses le deuxième jour sont normales.
Une séance pour le bras est plus simple. Vous êtes assis, l’avant-bras repose dans un support qui annule le poids du bras, et vous enchaînez des tâches d’atteinte et de préhension sur un écran pendant 30 à 45 minutes. Le plus grand essai sur le bras utilisait 45 minutes, trois fois par semaine, pendant 12 semaines.
Le temps passé sur le robot ne représente qu’une partie de la journée. Les programmes publiés par les unités de réadaptation turques décrivent deux à cinq heures de thérapie par jour, dont une heure sur le robot, les heures restantes allant à la kinésithérapie manuelle, à l’ergothérapie pour la main et les tâches quotidiennes, et à l’orthophonie pour la parole et la déglutition lorsque l’AVC les a touchées.
Combien de temps dure un programme et combien de temps resterez-vous à Istanbul ?
Prévoyez un à deux mois. Deux semaines de thérapie quotidienne constituent le programme le plus court qui justifie le voyage, les forfaits publiés sur ce marché sont construits autour de quatre à huit semaines, et la méta-analyse sur les lésions de la moelle épinière a trouvé de meilleurs résultats avec les programmes de plus de deux mois. Trente séances robotisées est une unité de forfait courante, ce qui, à cinq ou six séances par semaine, représente cinq à six semaines sur place.
L’endroit où vous dormez dépend des soins dont vous avez besoin en dehors des heures de thérapie. Les personnes qui ne peuvent pas passer du lit au fauteuil sans aide, qui ont une sonde urinaire ou une escarre, ou qui ont besoin d’un infirmier la nuit sont hospitalisées, et toutes les autres peuvent loger à l’hôtel ou dans un appartement près de l’hôpital et venir en hôpital de jour. La venue en hôpital de jour coûte moins cher. Elle convient aussi mieux à un long programme.
La rééducation n’impose aucun délai avant de prendre l’avion. Vous pouvez voyager le lendemain de votre dernière séance.
L’aptitude à prendre l’avion pour venir à Istanbul est une autre question. Elle relève du médecin qui a traité l’AVC ou la lésion initiale, alors obtenez cet accord par écrit avant de réserver, surtout dans les premières semaines après un AVC, après une chirurgie récente, ou en cas d’antécédent de caillots dans les jambes. Les compagnies aériennes ont aussi besoin d’être prévenues. Demandez une assistance en fauteuil roulant, un fauteuil de couloir et un siège avec plus d’espace pour les jambes au moment de l’achat du billet.
Les risques et la façon dont chacun est pris en charge
Les complications graves de la thérapie assistée par robot sont rares dans les essais publiés. Sur 101 essais de marche, les auteurs de la revue Cochrane n’ont trouvé aucune augmentation des décès ni des abandons, la revue sur le bras portant sur 45 essais a décrit les effets indésirables comme rares, et aucun des effets indésirables graves enregistrés parmi les 770 patients de RATULS n’a été attribué au traitement. Les problèmes qui surviennent sont mineurs et prévisibles.
Signalez au thérapeute toute zone de peau insensible avant la première séance, car un patient qui ne sent pas une sangle qui cisaille dépend du regard de quelqu’un d’autre.
Quand la première évaluation modifie le plan
Le premier jour, l’évaluation sur place prend parfois le pas sur l’avis à distance. Un genou qui ne se tend pas, une tension artérielle qui chute chaque fois que le patient est mis debout, ou une peau abîmée pendant le voyage peuvent chacun retirer le robot de marche du programme pour une semaine, ou définitivement.
Rien de tout cela ne met fin au séjour. Les muscles rétractés et spastiques sont traités par injections de toxine botulique et plâtres d’étirement, et les séances de robot commencent une fois que l’articulation a retrouvé assez d’amplitude. Une tension artérielle basse en position debout est d’abord travaillée sur une table de verticalisation. Toute personne jugée inapte à l’ensemble des robots reçoit quand même un programme conventionnel complet de plusieurs heures par jour, et devrait demander que le devis soit réécrit en conséquence avant la première séance.
Les plans changent aussi quand les choses vont bien. Un patient qui commence à marcher avec une seule personne au milieu du programme devrait quitter le robot sur tapis roulant et s’entraîner au sol, dans les escaliers et à l’extérieur, puisque les essais montrent que le robot n’apporte rien à la vitesse ni à la distance chez les personnes qui marchent déjà.
Ce qui détermine le coût d’un programme
Deux patients qui demandent tous deux une rééducation robotisée peuvent recevoir des devis plusieurs fois différents, et six éléments expliquent l’écart.
Hospitalisation ou hôtel vient en premier. Un mois de nuits hospitalisées avec soins infirmiers pèse plus que toute autre ligne du devis. Les heures de thérapie par jour viennent ensuite, et deux heures contre cinq, ce n’est pas le même programme. Le nombre de séances de robot et l’appareil utilisé arrivent en troisième, les séances d’exosquelette étant facturées plus cher que les séances sur robot de tapis roulant dans les listes publiées par les unités, et la durée du programme multiplie l’ensemble. Les besoins en soins infirmiers augmentent le total lorsqu’il y a une sonde, une sonde d’alimentation, une trachéotomie ou une escarre à panser. Les traitements complémentaires forment le sixième élément, parmi eux la toxine botulique pour la spasticité, les attelles et orthèses sur mesure, un examen de la déglutition, ou une séance en laboratoire d’analyse de la marche. L’état de santé du patient fait aussi bouger le chiffre. Un poids élevé peut imposer deux thérapeutes pour chaque transfert. Le diabète, une maladie cardiaque ou une épilepsie entraînent une surveillance et des consultations supplémentaires, et chacun de ces points figure comme une ligne du devis.
Les forfaits publiés par les hôpitaux turcs et les agences de tourisme médical couvrent l’évaluation du médecin de réadaptation et le bilan hebdomadaire, un nombre fixe de séances de thérapie et de robot, un interprète, les transferts depuis l’aéroport, et soit les nuits à l’hôpital soit les nuits à l’hôtel. Les vols, l’assurance voyage, les médicaments, les orthèses, les injections pour la spasticité, les séances au-delà du nombre convenu et le traitement de toute maladie sans rapport survenant pendant le séjour sont les exclusions habituelles.
Cinq questions distinguent un vrai devis d’un prix d’appel.
- Combien de séances de robot le montant comprend-il, sur quel appareil, et combien de minutes de marche ou de travail du bras chaque séance contient-elle ?
- Combien d’heures de thérapie manuelle sont données chaque jour, et sur combien de jours par semaine ?
- Le montant comprend-il le lit et les repas de l’accompagnant ?
- Qu’advient-il du prix si l’évaluation du premier jour retire le robot du plan ?
- Un compte rendu de sortie écrit avec un programme à domicile fait-il partie du forfait ?
Un chiffre qui a du sens arrive après qu’un médecin de réadaptation a lu vos comptes rendus et regardé vos vidéos. Cet avis est gratuit et ne vous engage à rien.
Voyager à Istanbul avec une mobilité réduite
Un coordinateur de l’équipe des patients internationaux vous est attribué dès votre premier message et reste avec vous jusqu’à la sortie. L’équipe travaille en anglais, arabe, français, russe, serbe, roumain et espagnol, et organise une interprétation dans d’autres langues sur demande. La langue compte plus en rééducation que dans la plupart des services, car les consignes d’un thérapeute (déplacez votre poids, poussez sur le talon, regardez devant vous) ne fonctionnent que si elles sont comprises au moment où elles sont données. Venez avec un proche et considérez cette personne comme faisant partie du traitement. Les chambres disposent d’un lit d’accompagnant, de sorte qu’une personne peut rester la nuit pendant toute l’hospitalisation. Pour les patients de jour, le bureau des patients internationaux organise l’hébergement du patient et de l’accompagnant, ainsi que le transport entre l’hôtel et l’hôpital, et vous devez préciser dès le départ si vous avez besoin d’une chambre sans marche avec une douche accessible en fauteuil. La personne qui vous accompagne devrait assister aux séances pendant la dernière semaine pour apprendre les transferts, les étirements et les exercices à domicile, car cette personne sera le thérapeute une fois que vous serez rentré.
Une confirmation de rendez-vous et une lettre d’invitation mentionnant l’hôpital et le médecin traitant sont envoyées environ dix jours avant le voyage, et les consulats demandent cette lettre pour une demande de visa médical. Les transferts depuis l’aéroport sont organisés par le même bureau. Précisez dans votre premier message si vous avez besoin d’un véhicule accessible en fauteuil roulant.
Des repas halal, végétariens et adaptés au diabète sont préparés par la cuisine de l’hôpital, et une salle de prière est disponible sur place.
La rééducation implique une manipulation physique rapprochée pendant plusieurs heures chaque jour. Une demande de médecin femme est transmise au service et satisfaite dans la mesure où le planning le permet, alors formulez-la tôt.
Après votre retour chez vous
La sortie d’un programme de rééducation doit vous remettre trois documents, à savoir un compte rendu avec les scores mesurés le premier et le dernier jour, un programme d’exercices à domicile avec des images ou une vidéo, et une lettre pour votre médecin ou votre kinésithérapeute indiquant ce qui a été fait et ce qu’il faut poursuivre.
Une partie des acquis se perd si l’entraînement s’arrête. La revue Cochrane sur la marche n’a pas pu confirmer que l’avantage du robot était encore présent lors du suivi après la fin des programmes, et les personnes qui conservent leurs gains sont celles qui continuent à marcher et à s’exercer chaque jour, avec ou sans machine. Peu de villes disposent d’un robot de marche. Le programme à domicile est donc conçu pour un couloir, une chaise et un proche.
Votre coordinateur reste joignable sur le même numéro WhatsApp après votre départ, et les questions sur le programme à domicile peuvent y être adressées, avec une courte vidéo lorsque cela aide.
Consultez rapidement un médecin près de chez vous en cas de chute suivie de douleur, de mollet chaud et gonflé, de marque de pression qui n’a pas disparu après un jour, ou de faiblesse nouvelle ou qui s’aggrave. Les signes d’un nouvel AVC, c’est-à-dire un visage qui tombe d’un côté, une parole difficile, une perte de vision brutale ou une faiblesse soudaine d’un côté du corps, imposent d’appeler votre numéro d’urgence local avant toute autre chose.
Questions fréquentes sur la rééducation robotisée
La rééducation robotisée est-elle meilleure que la kinésithérapie classique ?
De combien de séances de rééducation robotisée vais-je avoir besoin ?
Puis-je commencer plusieurs années après mon AVC ?
Combien de temps dois-je rester à Istanbul ?
Mon mari ou ma femme peut-il rester avec moi ?
Les thérapeutes vont-ils me comprendre ?
Les enfants atteints de paralysie cérébrale peuvent-ils utiliser un robot de marche ?
Références
- Mehrholz J, Kugler J, Pohl M, Elsner B. Electromechanical-assisted training for walking after stroke. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2025;5(5):CD006185.
- Mehrholz J, Pohl M, Platz T, Kugler J, Elsner B. Electromechanical and robot-assisted arm training for improving activities of daily living, arm function, and arm muscle strength after stroke. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2018;9(9):CD006876.
- Rodgers H, Bosomworth H, Krebs HI, et al. Robot assisted training for the upper limb after stroke (RATULS): a multicentre randomised controlled trial. Lancet. 2019;394(10192):51-62.
- Park JM, Kim YW, Lee SJ, Shin JC. Robot-Assisted Gait Training in Individuals With Spinal Cord Injury: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Annals of Rehabilitation Medicine. 2024;48(3):171-191.
- Lang CE, MacDonald JR, Reisman DS, et al. Observation of amounts of movement practice provided during stroke rehabilitation. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation. 2009;90(10):1692-1698.
Note de l'éditeur
Rédigé par l'équipe éditoriale médicale de Biruni Hospital. Vérifié par Tahir Talat Yurttaş, Médecine d’urgence.
Vérifié médicalement par

Tahir Talat Yurttaş
Médecine d’urgence
Traitements associés
Voir tout
Ergothérapie
L’ergothérapie permet de retrouver les activités dont une personne a besoin chaque jour, boutonner une chemise comme reprendre le travail, en rééduquant la main et le cerveau, en adaptant la tâche et en modifiant l’environnement. Cette page explique en quoi elle diffère de la kinésithérapie, qui elle aide après un AVC, une blessure, une arthrite ou une longue maladie, en quoi consiste un programme, ce que montre la recherche, l’ergothérapie pédiatrique, les aménagements du domicile et du lieu de travail, et comment les patients venant de l’étranger organisent un programme à l’Hôpital universitaire Biruni à Istanbul.

Kinésithérapie et rééducation
Douze semaines d’exercice supervisé ont égalé point par point l’arthroscopie du genou à deux ans, en laissant la cuisse plus forte. La rééducation fonctionne lorsqu’elle est dosée comme un médicament plutôt que proposée comme un conseil.

Réadaptation cardiaque - Rééducation du cœur
Un stent ou un pontage répare une artère. Cela ne change rien à la maladie qui l’a rétrécie. La réadaptation cardiaque, c’est l’exercice surveillé, la révision des médicaments et le traitement des facteurs de risque qui agissent sur cette maladie, et les essais randomisés l’associent à moins de récidives d’infarctus et à moins d’hospitalisations dans l’année qui suit.

Réadaptation du cancer - Réadaptation oncologique
La réadaptation oncologique traite la fatigue, la faiblesse, la raideur, le gonflement, les lésions nerveuses, les troubles de la déglutition et la perte de fonction que le cancer et ses traitements laissent derrière eux, avant, pendant et après la thérapie. Dans une étude, 92 % des femmes atteintes d’un cancer du sein métastatique présentaient une déficience traitable et moins d’un tiers d’entre elles étaient prises en charge. Cette page explique ce qui est traité, les données sur la fatigue et le lymphœdème, la préhabilitation, les problèmes spécialisés et les programmes pour les patients venant de l’étranger.

Rééducation ambulatoire
Deux comparaisons de la même question mènent à des conclusions opposées. La réadaptation cardiaque fonctionne aussi bien à domicile qu’en salle de rééducation hospitalière. L’artériopathie des membres inférieurs, non, et l’écart représente 180 mètres de marche.