
Oncologie chirurgicale pédiatrique
L’oncologie chirurgicale pédiatrique est la chirurgie des tumeurs solides de l’enfant, de la biopsie et de la pose de chambre implantable jusqu’à l’ablation du neuroblastome, de la tumeur de Wilms, de l’hépatoblastome, des sarcomes et des tumeurs germinales au bon moment entre les cures de chimiothérapie. À l’Hôpital universitaire Biruni d’Istanbul, nos chirurgiens pédiatriques planifient chaque intervention en réunion de concertation pluridisciplinaire avec les oncologues, les radiologues et les pathologistes, utilisent les techniques mini-invasives et guidées par l’image lorsque cela est sûr, et protègent la fertilité avant le traitement.
À propos de ce département
La plupart des tumeurs solides de l’enfant ne guérissent que si la chirurgie les retire complètement. L’oncologie chirurgicale pédiatrique planifie cette intervention avec toute l’équipe cancérologique.
L’oncologie chirurgicale pédiatrique est la chirurgie des tumeurs solides du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent, notamment le neuroblastome, la tumeur de Wilms, l’hépatoblastome, les sarcomes des tissus mous et les tumeurs germinales. Le chirurgien réalise la biopsie qui confirme le diagnostic, pose la chambre implantable pour la chimiothérapie, retire la tumeur au bon moment entre les cures et protège les organes dont un enfant en croissance a besoin. L’imagerie décide d’une grande partie de ces choix. Dans le neuroblastome, les enfants dont les examens montraient des facteurs de risque définis par l’imagerie, comme une tumeur enveloppant de gros vaisseaux, présentaient un risque 2,45 fois plus élevé d’exérèse incomplète et 2,3 fois plus élevé de complications chirurgicales dans une revue portant sur 1 132 patients (Parhar et collaborateurs, Pediatric Surgery International, 2020). Tenir compte de ces facteurs modifie le moment et la voie d’abord. Cette page explique les tumeurs que nous traitons, la biopsie, la chirurgie du neuroblastome, les chambres implantables et les cathéters centraux, les techniques mini-invasives et guidées par l’image, la protection de la fertilité, la convalescence, et la manière dont les familles venues de l’étranger organisent une chirurgie oncologique pédiatrique à l’Hôpital universitaire Biruni, à Istanbul.
Ce que couvre la spécialité
| Étape | Ce que fait le chirurgien | Quand |
|---|---|---|
| Diagnostic | Biopsie à l’aiguille, mini-invasive ou à ciel ouvert | Avant tout traitement |
| Accès veineux | Chambre implantable ou cathéter central pour la chimiothérapie | Première semaine |
| Contrôle local | Ablation de la tumeur | Au diagnostic ou après la chimiothérapie |
| Métastases | Ablation de localisations pulmonaires ou autres | Lorsque le protocole le prévoit |
Les tumeurs de l’enfant diffèrent des cancers de l’adulte. Elles croissent vite, répondent bien à la chimiothérapie et naissent dans des organes en croissance.
| Spécialiste | Rôle | Remarque |
|---|---|---|
| Oncologue pédiatrique | Chimiothérapie et protocole | Dirige le traitement global |
| Radiologue pédiatrique | Imagerie de bilan d’extension, biopsie guidée par l’image | Identifie les facteurs de risque |
| Pathologiste | Diagnostic, marges, tests moléculaires | Décide de l’étape suivante |
| Radiothérapeute | Radiothérapie si nécessaire | Planifiée avant la chirurgie |
Protocoles internationaux
Les tumeurs que nous opérons
Tout enfant atteint d’une tumeur solide doit-il être opéré ?
| Tumeur | Âge habituel | Chirurgie principale |
|---|---|---|
| Neuroblastome | Moins de cinq ans | Exérèse après chimiothérapie dans la plupart des cas |
| Tumeur de Wilms | De deux à cinq ans | Néphrectomie |
| Hépatoblastome | Moins de trois ans | Résection hépatique ou transplantation |
| Rhabdomyosarcome et autres sarcomes | Tout âge | Exérèse large |
| Tumeurs germinales et tératomes | Nouveau-nés et adolescents | Exérèse avec préservation de l’organe |
| Tumeurs thyroïdiennes et surrénaliennes | Adolescents | Thyroïdectomie, surrénalectomie |
Opérer au bon moment
Le moment choisi fait partie du traitement.
Une tumeur retirée trop tôt peut emporter avec elle des organes sains, alors qu’une chimiothérapie donnée d’abord peut la faire reculer loin des vaisseaux et des nerfs et rendre possible une exérèse complète et sûre, et pour d’autres tumeurs une intervention précoce évite complètement la chimiothérapie à l’enfant, si bien que la décision dépend du type de tumeur, des résultats de l’imagerie et du protocole international propre à cette tumeur, discutés ouvertement avec la famille avant le premier traitement. Nos chirurgiens participent à la réunion de concertation pluridisciplinaire dès le premier jour, de sorte que le plan chirurgical fait partie du plan de traitement dès le début.
Pas de surprise, pas d’intervention précipitée.
La biopsie d’abord
| Méthode | Quand | Anesthésie |
|---|---|---|
| Biopsie à l’aiguille guidée par l’image | La plupart des tumeurs abdominales et thoraciques | Anesthésie générale, en ambulatoire |
| Biopsie mini-invasive | Tumeurs profondes, ganglions lymphatiques | Anesthésie générale, une nuit |
| Biopsie à ciel ouvert | Besoin de beaucoup de tissu, certains sarcomes | Anesthésie générale |
Certaines tumeurs ne doivent pas être biopsiées. Une tumeur de Wilms typique traitée selon l’approche SIOP, et certaines tumeurs germinales avec des marqueurs sanguins nets, commencent le traitement sans biopsie.
Neuroblastome et facteurs de risque
L1 et L2
| Stade | Première étape | Chirurgie |
|---|---|---|
| L1, sans facteurs de risque | Chirurgie seule dans la plupart des cas | Exérèse au moment du diagnostic |
| L2, facteurs de risque présents | Chimiothérapie ou surveillance | Exérèse lorsque les facteurs de risque disparaissent |
| M, métastatique | Chimiothérapie intensive | Exérèse de la tumeur primitive après l’induction |
| MS, nourrissons | Surveillance dans la plupart des cas | Rarement nécessaire |
L’intervention pour neuroblastome
Après la chimiothérapie
Quand la tumeur ne peut pas être retirée complètement
Tumeurs du rein et du foie
| Tumeur | Traitement | Notre page |
|---|---|---|
| Tumeur de Wilms | Chimiothérapie, puis néphrectomie | Néphrectomie chez l’enfant |
| Tumeurs des deux reins | Néphrectomie partielle des deux côtés | Même page |
| Autres tumeurs rénales | Chirurgie selon le type | Réunion de concertation pluridisciplinaire |
La tumeur de Wilms et l’hépatoblastome ont chacun leur page détaillée sur ce site, consacrée à la stadification, aux interventions et au suivi.
| Tumeur | Traitement | Notre page |
|---|---|---|
| Hépatoblastome | Cisplatine, puis résection | Chirurgie de l’hépatoblastome |
| Tumeurs hépatiques non résécables | Transplantation à partir d’un donneur vivant | Transplantation hépatique pédiatrique |
| Tumeurs hépatiques bénignes | Surveillance ou résection | Réunion de concertation pluridisciplinaire |
Pourquoi ces liens comptent
Sarcomes et tumeurs germinales
| Tumeur | Chirurgie | Remarque |
|---|---|---|
| Rhabdomyosarcome | Exérèse large, biopsie du ganglion sentinelle pour les membres | Préservation de l’organe en priorité |
| Sarcome des tissus mous non rhabdomyosarcomateux | Exérèse large | La chirurgie est le traitement principal |
| Tumeur germinale de l’ovaire | Ablation de l’ovaire atteint, conservation de l’autre | Préservation de la fertilité |
| Tumeur du testicule | Orchidectomie par voie inguinale | Par l’aine |
| Tératome sacrococcygien | Ablation avec le coccyx | En période néonatale |
Marqueurs sanguins
Les tumeurs germinales libèrent de l’AFP et de la bêta-hCG dans le sang. La baisse des marqueurs après la chirurgie confirme l’exérèse, et une remontée fait évoquer une récidive.
Tumeurs osseuses
Chambres implantables et cathéters centraux
| Résultat | Taux | Remarque |
|---|---|---|
| Complication quelconque | 31,4 % des dispositifs | Infection, obstruction, thrombose, déplacement |
| Défaillance du dispositif avant la fin du traitement | 14,8 % | Remplacement nécessaire |
| Le moins de complications | Chambres implantables totalement enfouies | Par rapport aux cathéters tunnelisés et aux PICC |
Quel dispositif pour quel enfant
Quand un cathéter tunnelisé est-il préférable à une chambre implantable ?
| Élément | Que faire | Quand appeler |
|---|---|---|
| Peau au-dessus de la chambre | Garder propre, pas de soin particulier | Rougeur ou gonflement |
| Fièvre | Ne jamais la négliger pendant la chimiothérapie | Immédiatement, pour toute température supérieure à 38 degrés |
| Gonflement du bras ou du cou | Thrombose possible | Le jour même |
Chirurgie mini-invasive et guidée par l’image
- Le vert d’indocyanine, un colorant fluorescent administré avant la chirurgie, fait apparaître les localisations tumorales hépatiques et les ganglions sous une caméra spéciale.
- La chirurgie radioguidée avec la MIBG aide à repérer les localisations de neuroblastome.
- Des modèles tridimensionnels construits à partir de l’IRM ou du scanner permettent de planifier les exérèses complexes.
Données disponibles
Notre règle
La voie d’abord ne modifie jamais l’opération cancérologique. La chirurgie mini-invasive n’est utilisée que lorsque la même exérèse complète et en un seul bloc ainsi que le prélèvement ganglionnaire restent possibles.
Protéger la fertilité
Avant le début du traitement
| Patient | Option | Moment |
|---|---|---|
| Filles avant la puberté | Congélation de tissu ovarien | Avant la chimiothérapie, par cœlioscopie |
| Filles après la puberté | Congélation d’ovocytes ou de tissu ovarien | Avant le traitement, lorsque le temps le permet |
| Garçons après la puberté | Conservation de sperme | Avant la chimiothérapie |
| Radiothérapie pelvienne | Déplacement d’un ovaire hors du champ | Pendant la chirurgie |
Certaines chimiothérapies et la radiothérapie pelvienne peuvent altérer la fertilité. Cette discussion doit avoir lieu avant le premier traitement.
Après l’intervention
| Étape | Délai | Remarque |
|---|---|---|
| Soins intensifs | Un à deux jours après une chirurgie majeure | Unité de soins intensifs pédiatriques |
| Service d’hospitalisation | Cinq à dix jours | Un parent dans la chambre |
| Reprise de la chimiothérapie | Deux à trois semaines après la chirurgie | Une fois la plaie cicatrisée |
Grandir après un cancer
Les enfants guéris méritent un suivi à long terme.
Les enfants traités pour une tumeur solide retournent à l’école et au sport, et la plupart deviennent des adultes en bonne santé, mais la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie laissent des traces qui peuvent apparaître des années plus tard, sur l’audition, la fonction rénale, le cœur, la croissance, la puberté et la fertilité, aussi notre consultation de suivi à long terme contrôle chacun de ces points selon un calendrier défini par le traitement reçu et transmet un résumé écrit au médecin de famille au moment du passage à la médecine adulte. Des psychologues accompagnent les enfants, leurs frères et leurs sœurs tout au long du parcours.
Les cicatrices s’estompent, le suivi demeure.
Pour les familles venues de l’étranger
Les familles peuvent choisir un traitement complet à Istanbul, ou une chimiothérapie dans leur pays avec une chirurgie à l’Hôpital universitaire Biruni suivant le même protocole.
Nos pathologistes peuvent relire les lames et les blocs tissulaires avant le voyage. Cela modifie parfois le diagnostic ou le plan de traitement.
Coût
Nous envoyons un devis écrit après examen des images et de l’anatomopathologie, avant votre voyage.
| Élément | Inclus | Facturé à part |
|---|---|---|
| Chirurgie | Chirurgien, anesthésie, bloc opératoire, anatomopathologie | Interventions supplémentaires |
| Hôpital | Soins intensifs et séjour en service tels que prévus | Journées supplémentaires |
| Suivi | Médicaments à la sortie, suivi en visioconférence | Chimiothérapie, radiothérapie |
| Facteur | Effet | Exemple |
|---|---|---|
| Type et stade de la tumeur | Étendue de la chirurgie | Neuroblastome avec facteurs de risque |
| Voie d’abord | Mini-invasive ou à ciel ouvert | Petite tumeur surrénalienne |
| Gestes supplémentaires | Chambre implantable, protection de la fertilité | Même anesthésie lorsque c’est possible |
Comparez les devis portant sur le même plan, et vérifiez que la discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire, l’anatomopathologie et le suivi en font partie.
Références
- Monclair T, Brodeur GM, Ambros PF, et al. The International Neuroblastoma Risk Group (INRG) staging system, an INRG Task Force report. J Clin Oncol. 2009;27(2):298-303.
- Parhar D, Joharifard S, Lo AC, Schlosser MP, Daodu OO. How well do image-defined risk factors (IDRFs) predict surgical outcomes and survival in patients with neuroblastoma? A systematic review and meta-analysis. Pediatr Surg Int. 2020;36(8):897-907.
- Nunn JL, Takashima MD, Wray-Jones EM, et al. Central venous access device adverse events in pediatric patients with cancer, a systematic review and meta-analysis. Support Care Cancer. 2024;32(10):662.
- Fusco JC, Abdelhafeez AH, Krauel L, et al. Imaging adjuvants in pediatric surgical oncology. Pediatr Blood Cancer. 2025;72(Suppl 2):e31241.
Note de l'éditeur
Rédigé par l'équipe éditoriale médicale de Biruni Hospital. Vérifié par Dr Ertan EMEK, Chirurgie générale.
Vérifié médicalement par

Dr Ertan EMEK
Chirurgie générale
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