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Métastasectomie pulmonaire - chirurgie des métastases pulmonaires
Chirurgie thoracique

Métastasectomie pulmonaire - chirurgie des métastases pulmonaires

À propos de ce département

 
Chirurgie thoracique

Un cancer qui a atteint les poumons peut parfois encore être retiré. Quatre conditions déterminent s’il doit l’être.

La métastasectomie pulmonaire retire des tumeurs qui se sont propagées aux poumons à partir d’un cancer situé ailleurs. Le côlon et le rectum, un sarcome, le rein et les tumeurs germinales du testicule en envoient le plus souvent. Les chirurgiens opèrent par de petites incisions, retirent un coin de poumon en conservant le lobe, et les patients rentrent chez eux en quelques jours. Dans la plus grande série jamais réunie, 5 206 patients de 18 centres, 36 pour cent étaient en vie cinq ans après une exérèse complète. Le seul essai randomisé mené dans le cancer colorectal a montré que les patients simplement surveillés survivaient presque aussi longtemps, et une page sérieuse doit le dire.

36 sur 100
En vie à 5 ans après exérèse complète, J Thorac Cardiovasc Surg 1997
45 % contre 33 %
À 5 ans, lorsque le cancer a mis plus de 3 ans à réapparaître, contre moins de 1 an
3,5 contre 3,8 ans
Survie médiane avec et sans chirurgie dans l’essai PulMiCC, Colorectal Dis 2020
Gratuit
Avis d’un chirurgien thoracique sur votre scanner
Consultation gratuite
Envoyez les images du scanner thoracique, le PET-CT le plus récent s’il a été réalisé, l’anatomopathologie du cancer d’origine avec la date de son ablation, le compte rendu de chimiothérapie, les résultats des marqueurs tumoraux et toute épreuve fonctionnelle respiratoire. Un chirurgien thoracique vous dira si toutes les lésions peuvent être retirées, ce que la chirurgie apporterait, et si la radiothérapie ou la surveillance vous servirait tout aussi bien. Cet avis est sans frais et sans engagement.

Les chirurgiens disent métastasectomie pulmonaire. Les patients cherchent chirurgie des métastases pulmonaires. Le titre de cette page, Métastasectomie pulmonaire - chirurgie des métastases pulmonaires, reprend les deux. Peu d’opérations en chirurgie du cancer sont plus anciennes, et peu restent aussi discutées. Ce qui suit expose ce qu’elle peut et ne peut pas faire, qui est susceptible d’en tirer un bénéfice, et ce que représente le voyage pour un patient venant de l’étranger.

Ce qu’est la métastasectomie pulmonaire

Une métastase a voyagé. Des cellules cancéreuses issues de l’organe d’origine entrent dans le sang, et les poumons, qui filtrent la totalité du sang, les retiennent plus souvent que tout autre organe sauf le foie. La métastasectomie pulmonaire retire ces dépôts un par un, chacun avec une marge de poumon sain autour. Le chirurgien palpe à la recherche de nodules que le scanner aurait pu manquer, retire chacun d’eux à l’aide d’une agrafeuse, et laisse le reste du poumon en place. Le cancer garde le nom de l’organe dont il provient. Un patient porteur d’un cancer colorectal au poumon a toujours un cancer colorectal, et les médicaments comme le suivi relèvent de cette maladie.

36 % à 5 ans, 26 % à 10 ans, 22 % à 15 ans
Survie après exérèse complète des métastases pulmonaires chez 4 572 patients du Registre international des métastases pulmonaires, contre 13 pour cent à cinq ans lorsque l’exérèse était incomplète. Pastorino et collègues, J Thorac Cardiovasc Surg, 1997.

Qui peut en bénéficier

La sélection décide de tout dans cette opération.

Quatre conditions, toutes requises

Les chirurgiens thoraciques utilisent les mêmes quatre conditions depuis cinquante ans. Le document de consensus 2019 de la Society of Thoracic Surgeons les conserve toutes.

  • Le cancer d’origine a été retiré ou est totalement contrôlé, sans signe de récidive sur son site
  • Chaque dépôt dans les poumons peut être retiré avec la fonction pulmonaire dont dispose le patient, ce qu’un scanner et des épreuves respiratoires établissent avant l’opération
  • Il n’y a pas de maladie en dehors des poumons, ou bien ce qui existe ailleurs a été traité ou peut l’être avec la même intention
  • Le patient est apte à une anesthésie générale et à une opération thoracique, jugé sur le cœur, les poumons et l’état général

Qui doit attendre, et qui ne doit pas être opéré

La chirurgie n’apporte rien lorsque le cancer progresse rapidement en plusieurs endroits à la fois. Des nodules qui ont doublé de taille entre deux scanners séparés de quelques semaines, un marqueur tumoral qui monte avec de nouvelles lésions ailleurs, ou un cancer réapparu quelques mois après son ablation plaident tous pour une chimiothérapie d’abord et une réévaluation ensuite, car une opération au milieu de cela ne ferait que retarder les médicaments. Certains cancers répondent aux médicaments. Le lymphome, la plupart des cancers du sein et le cancer bronchique à petites cellules sont traités par traitement médical même lorsqu’ils atteignent le poumon, et il en va de même pour une liste croissante de tumeurs porteuses d’une mutation ciblable. Les patients présentant un nodule qui pourrait être un nouveau cancer primitif du poumon ont besoin d’une biopsie d’abord, car un cancer primitif et une métastase ne s’opèrent pas de la même manière.


Ce que disent les données, cancer par cancer

Les chiffres du registre proviennent de 5 206 opérations en Europe et en Amérique du Nord. Ils diffèrent nettement selon le cancer d’origine et selon le délai de réapparition.

Ce tableau défile latéralement sur un écran étroit. Faites glisser pour voir toutes les colonnes.

Survie après exérèse complète des métastases pulmonaires, Registre international
Cancer d’origine, ou caractéristique En vie à 5 ans Remarque
Tumeurs germinales du testicule 68 pour cent Le meilleur résultat de tous les types de tumeurs, après chimiothérapie
Cancers épithéliaux, surtout colorectaux et rénaux 37 pour cent Le groupe le plus important, 2 260 patients
Sarcomes 31 pour cent Les réinterventions sont fréquentes et acceptées
Mélanome 21 pour cent Depuis transformé par l’immunothérapie, qui n’était pas disponible pour ce registre
Cancer réapparu plus de 3 ans après l’opération initiale 45 pour cent Contre 33 pour cent pour moins de 1 an
Une métastase unique 43 pour cent Contre 27 pour cent pour quatre métastases ou plus
3,5 ans avec chirurgie, 3,8 ans sans
Survie médiane dans l’essai PulMiCC, qui a randomisé 93 patients porteurs d’une à six métastases pulmonaires d’un cancer colorectal entre métastasectomie et surveillance active. Le rapport de risque de décès à cinq ans était de 0,93, avec un intervalle incluant l’absence de différence. Milosevic et collègues, Colorectal Dis, 2020. Un rapport antérieur portant sur les 65 premiers patients estimait la survie à cinq ans à 38 pour cent avec chirurgie et 29 pour cent sans, bien au-dessus des 5 pour cent que les chirurgiens supposaient depuis longtemps pour les patients non opérés. Treasure et collègues, Trials, 2019.

Ce que change l’essai sur le cancer colorectal

PulMiCC a été arrêté tôt parce que trop peu de patients acceptaient d’être randomisés, et 93 personnes ne peuvent pas trancher une question de cette ampleur. L’essai a tout de même montré quelque chose que les registres ne pouvaient pas montrer. Les patients porteurs d’un petit nombre de métastases pulmonaires à croissance lente d’un cancer colorectal vivent des années, que ces métastases soient retirées ou non, parce que leur maladie est lente, et les chiffres de survie attribués à la chirurgie dans les séries sans groupe témoin reflètent en partie la sélection de ces patients. Une méta-analyse de 25 séries menée par Gonzalez et collègues a retrouvé la même sélection à l’œuvre. Un délai court avant l’apparition des métastases, plus d’une métastase, des ganglions thoraciques envahis et un antigène carcino-embryonnaire élevé doublaient chacun, plus ou moins, le risque de décès. L’opération garde une place dans le cancer colorectal. Cette place revient aux patients qui remplissent les quatre conditions, dont la maladie a été lente, et qui comprennent que le bénéfice se présente comme une meilleure chance et jamais comme une garantie.

Là où les arguments pour la chirurgie sont les plus forts

Les tumeurs germinales d’abord, où retirer ce qui reste après la chimiothérapie traite et stadifie à la fois la maladie. Les sarcomes ensuite, où les poumons sont le seul site de propagation chez beaucoup de patients, où la chimiothérapie agit mal, et où un chirurgien qui retire chaque nodule peut être la seule personne à offrir une chance de guérison. Le cancer du rein avec un nodule unique et tardif. Puis tout patient présentant une lésion unique, à croissance lente, des années après un cancer qui par ailleurs n’est pas revenu.


Les alternatives à la chirurgie

Trois traitements concurrencent l’opération, et un bon chirurgien les nomme dès la première consultation. La radiothérapie stéréotaxique d’ablation délivre une dose élevée sur un petit nodule en trois à cinq séances sans anesthésie et contrôle le nodule traité chez la grande majorité des patients, au prix de ne pas savoir si le nodule était bien une métastase et de ne pas trouver ceux que le scanner a manqués. L’ablation par radiofréquence ou par micro-ondes détruit un nodule par une aiguille placée sous guidage scanner. Les médicaments traitent tous les sites à la fois. La chimiothérapie, les thérapies ciblées et l’immunothérapie ont changé le pronostic dans le mélanome et le cancer du rein en particulier, et pour beaucoup de patients elles viennent en premier, la chirurgie étant réservée à ce qui reste.

À l’Hôpital universitaire Biruni la chirurgie thoracique, la radiothérapie stéréotaxique sur Elekta Versa HD, la radiologie interventionnelle et l’oncologie médicale sont réunies sur un même site, de sorte que le choix entre elles est fait lors d’une seule réunion de concertation pluridisciplinaire à partir des mêmes images, et qu’un patient venu pour une opération et finalement mieux servi par la radiothérapie n’a pas à revoyager.

L’intervention, du scanner à la sortie

Avant le jour de l’opération

Un scanner thoracique en coupes fines datant de moins de quatre semaines avant la chirurgie. Un PET-CT pour rechercher une maladie en dehors du thorax. Des épreuves fonctionnelles respiratoires, un ECG et des analyses de sang. Les anticoagulants sont suspendus selon un calendrier convenu avec le médecin qui les a prescrits, et un marqueur tumoral donne une valeur de référence.

Anesthésie et installation

Une anesthésie générale avec une sonde qui permet au chirurgien d’affaisser le poumon opéré pendant que l’autre respire. Le patient est allongé sur le côté opposé.

Voie mini-invasive ou voie ouverte

La plupart des métastasectomies sont réalisées par chirurgie thoracique vidéo-assistée, VATS, par deux ou trois incisions de un à quatre centimètres, ou par une version robotisée de la même technique. Une incision ouverte entre les côtes est réservée aux nodules profonds, aux nodules nombreux, ou à un poumon qui doit être palpé dans son ensemble, et le chirurgien annonce à l’avance ce qui est prévu et pourquoi.

Le retrait des nodules

Chaque nodule est retiré à l’agrafeuse dans un coin de poumon, avec une marge de tissu sain. Un nodule profond dans le poumon nécessite parfois un segment ou, rarement, un lobe. Le chirurgien prélève aussi des ganglions dans le thorax, car des ganglions envahis modifient le pronostic et le suivi. Les deux côtés peuvent être opérés sous une même anesthésie ou en deux interventions séparées de quelques semaines.

Les premiers jours

Un drain reste dans le thorax pendant un à trois jours, le temps que le poumon se réexpande et qu’une éventuelle fuite d’air se tarisse. La douleur est contrôlée par un bloc nerveux et des comprimés, et la marche commence le soir même. Les programmes publiés en Turquie indiquent trois à cinq nuits d’hospitalisation après chirurgie mini-invasive et cinq à sept après chirurgie ouverte.

Anatomopathologie

Le compte rendu, une semaine plus tard, précise ce qu’était chaque nodule, si les marges étaient saines, et si les ganglions étaient envahis. Tout ce qui suit l’opération en dépend, et il figure en anglais dans le dossier de sortie.

Deuxième et troisième interventions

Une seule fois est rarement la fin.

Les métastases reviennent chez une partie des patients. Une seconde métastasectomie est une pratique acceptée lorsque les quatre conditions sont de nouveau réunies, surtout dans le sarcome, et chaque opération retire du poumon, de sorte que le chirurgien tient le compte de ce qui reste et dit quand ce compte s’épuise.


Risques et complications

Rendez-vous aux urgences les plus proches en cas d’essoufflement soudain, de douleur thoracique qui s’aggrave à l’inspiration, de crachats contenant plus qu’une trace de sang, de fièvre à 38 degrés ou plus, ou d’une plaie qui coule ou rougit après votre retour.

Ce tableau défile latéralement sur un écran étroit. Faites glisser pour voir toutes les colonnes.

Complications de la métastasectomie pulmonaire
Complication Fréquence Conduite à tenir
Fuite d’air prolongée La plus fréquente, davantage après de nombreuses résections cunéiformes ou en cas d’emphysème Le drain reste plus longtemps, parfois une petite valve permet au patient de rentrer avec
Pneumonie ou collapsus d’une partie du poumon Peu fréquent après chirurgie mini-invasive Exercices respiratoires dès le premier jour, antibiotiques si nécessaire
Saignement nécessitant un retour au bloc Rare Réintervention par les mêmes incisions
Trouble du rythme cardiaque Plus probable après 70 ans et après chirurgie ouverte Surveillance, médicaments, rentre généralement dans l’ordre en quelques jours
Douleur persistante entre les côtes Une minorité après chirurgie ouverte, moins après chirurgie mini-invasive Blocs nerveux, comprimés et temps
Décès dans les 30 jours Environ 1 pour cent ou moins dans les séries modernes de résections cunéiformes Plus faible pour la chirurgie mini-invasive chez les patients en bon état général
Perte de réserve respiratoire Faible après des résections cunéiformes, plus importante après un lobe Mesurée avant et après, et mise en balance avec le bénéfice avant toute opération

L’essai sur le cancer colorectal n’a enregistré aucun décès lié au traitement ni événement indésirable majeur, et les séries modernes mini-invasives rapportent une mortalité proche de un pour cent. Un autre risque pèse davantage. Une opération peut retirer ce qui était visible alors que la maladie était déjà ailleurs, et les quatre conditions existent pour empêcher cela.


Jours à Istanbul, coût et voyage

Combien de temps, et quand prendre l’avion

Une métastasectomie mini-invasive suppose un séjour de dix à quatorze jours à Istanbul. Deux ou trois jours couvrent la consultation, les examens d’imagerie et les analyses. Trois à cinq nuits se passent à l’hôpital. Le chirurgien vous revoit une semaine après la sortie, contrôle les plaies et confirme sur une radiographie thoracique que le poumon est resté déplissé. La chirurgie ouverte ajoute plusieurs jours. Prendre l’avion après une opération thoracique exige une radiographie normale, car une poche d’air dans le thorax se dilate en altitude, et les compagnies aériennes demandent un formulaire médical après une chirurgie récente. Marchez dans l’allée, buvez de l’eau et gardez les antalgiques dans votre bagage à main.

Coût et voyage

Le coût dépend de six éléments. Voie mini-invasive ou ouverte, un côté ou les deux, le nombre de nodules, l’imagerie nécessaire au préalable, les nuits d’hospitalisation, et votre propre état de santé à travers le plan d’anesthésie. La chirurgie robotique coûte plus cher que la VATS dans de nombreux centres. Les forfaits publiés à Istanbul couvrent la consultation, les examens préopératoires, l’opération, le séjour hospitalier, l’anatomopathologie, un interprète et les transferts, et excluent l’hôtel, les vols, un PET-CT, la chimiothérapie et le traitement d’une complication. Un chiffre est donné après l’examen du scanner par le chirurgien. Cet avis ne coûte rien. Un coordinateur du bureau des patients internationaux suit le dossier en anglais, arabe, français, russe, serbe, roumain ou espagnol, ou par l’intermédiaire d’un interprète, envoie la confirmation de rendez-vous et une lettre d’invitation mentionnant l’hôpital et le médecin traitant dix jours avant le voyage, et réserve l’hôtel et les transferts. Les chambres disposent d’un lit accompagnant. Les repas existent en versions halal, végétarienne et pour diabétiques, une salle de prière est sur place, et une femme médecin peut être demandée dès votre premier message.


Après votre retour

Une opération marque un moment dans une maladie qui sera suivie pendant des années. Le dossier de sortie sert à l’oncologue qui prendra la suite. Il contient le compte rendu opératoire, l’anatomopathologie, les images du scanner, le marqueur tumoral avant et après, et un calendrier. Une fois rentré chez vous, le coordinateur reste joignable au même numéro WhatsApp, et les questions cliniques vont au chirurgien, qui a les images et l’anatomopathologie sous les yeux.

  1. Un scanner thoracique tous les trois à quatre mois pendant les deux premières années, puis tous les six mois, car de nouvelles métastases sont fréquentes et répondent à une nouvelle opération ou à la radiothérapie lorsqu’elles sont découvertes petites
  2. Un marqueur tumoral à chaque examen d’imagerie lorsque le cancer d’origine en produit un
  3. Une chimiothérapie ou un traitement ciblé si l’anatomopathologie ou l’oncologue l’exige, prescrit sur place dans votre pays
  4. Des exercices respiratoires pendant le premier mois, et de la marche chaque jour
  5. Un médecin dans la semaine en cas d’essoufflement qui s’aggrave, de sang dans les crachats, ou de douleur à la plaie qui augmente au lieu de s’atténuer

FAQ sur la métastasectomie pulmonaire - chirurgie des métastases pulmonaires

Les métastases pulmonaires peuvent-elles être guéries par la chirurgie ?
Chez certains patients, oui. Dans le plus grand registre, 36 pour cent des patients étaient en vie cinq ans après une exérèse complète et 22 pour cent à quinze ans, avec les meilleurs résultats dans les tumeurs germinales et dans les cancers qui ont mis plus de trois ans à réapparaître. Le seul essai randomisé, mené dans le cancer colorectal, a montré que des patients soigneusement sélectionnés et simplement surveillés vivaient presque aussi longtemps.
Dois-je me faire opérer de métastases pulmonaires d’un cancer colorectal ?
Cela dépend du nombre de nodules, de leur vitesse de croissance, de l’atteinte ou non des ganglions thoraciques et de l’élévation ou non de l’antigène carcino-embryonnaire. Chacun de ces éléments doublait, plus ou moins, le risque de décès dans une méta-analyse de 25 séries. Un patient avec un ou deux nodules à croissance lente, des années après l’opération colorectale, en tire le plus grand bénéfice, et un chirurgien franc expliquera que ce bénéfice est une meilleure chance plutôt qu’une certitude.
L’opération se fait-elle par voie mini-invasive ?
La plupart du temps oui, par deux ou trois petites incisions avec une caméra, ou avec un robot. Une incision ouverte est utilisée pour des nodules profonds ou nombreux et lorsque le chirurgien doit palper tout le poumon à la recherche de nodules que le scanner ne peut pas montrer.
Combien de temps vais-je rester à l’hôpital et à Istanbul ?
Trois à cinq nuits à l’hôpital après une chirurgie mini-invasive et cinq à sept après une chirurgie ouverte, et dix à quatorze jours à Istanbul au total, en comptant les examens avant ainsi que le contrôle des plaies et la radiographie thoracique avant le vol.
Quelle est l’alternative si je ne suis pas apte à la chirurgie ?
La radiothérapie stéréotaxique d’ablation en trois à cinq séances contrôle la grande majorité des nodules traités sans anesthésie, et l’ablation par radiofréquence ou micro-ondes à l’aiguille est une option pour des nodules uniques. Les deux sont disponibles sur le même site, et la réunion de concertation pluridisciplinaire choisit entre elles à partir des mêmes images.
Les métastases peuvent-elles revenir après la chirurgie, et peut-on les retirer de nouveau ?
Oui aux deux questions. De nouveaux nodules sont fréquents, c’est pourquoi un scanner tous les trois à quatre mois suit l’opération. Une deuxième ou une troisième métastasectomie est une pratique acceptée lorsque les mêmes quatre conditions sont réunies, en particulier dans le sarcome.

Références

  1. Pastorino U, Buyse M, Friedel G, et al. Long-term results of lung metastasectomy: prognostic analyses based on 5206 cases. The International Registry of Lung Metastases. J Thorac Cardiovasc Surg. 1997;113(1):37-49.
  2. Treasure T, Farewell V, Macbeth F, et al. Pulmonary Metastasectomy versus Continued Active Monitoring in Colorectal Cancer (PulMiCC): a multicentre randomised clinical trial. Trials. 2019;20(1):718.
  3. Milosevic M, Edwards J, Tsang D, et al. Pulmonary Metastasectomy in Colorectal Cancer, updated analysis of 93 randomized patients, in which control survival proved much better than previously assumed. Colorectal Dis. 2020;22(10):1314-1324.
  4. Gonzalez M, Poncet A, Combescure C, Robert J, Ris HB, Gervaz P. Risk factors for survival after lung metastasectomy in colorectal cancer patients: a systematic review and meta-analysis. Ann Surg Oncol. 2013;20(2):572-9.
  5. Handy JR, Bremner RM, Crocenzi TS, et al. Expert Consensus Document on Pulmonary Metastasectomy. Ann Thorac Surg. 2019;107(2):631-649.

Note de l'éditeur

Rédigé par l'équipe éditoriale médicale de Biruni Hospital. Vérifié par Pr Hatice Deniz BÖLER, Chirurgie générale.

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