
Chirurgie de prothèse totale de hanche
Comment fonctionne une prothèse de hanche, les voies postérieure, antérieure et latérale, les choix de fixation et de couple de frottement, ce que montrent les données, et ce qu’implique un traitement à l’étranger pour les patients.
À propos de ce département
Une douleur de hanche qui ne répond plus aux comprimés, à la kinésithérapie et au repos finit par amener la plupart des patients à la même question, celle de savoir si une prothèse de hanche est la bonne étape suivante. Cet article explique ce que l’intervention implique réellement, comment les chirurgiens choisissent entre les voies postérieure, antérieure et latérale, ce que la fixation et le couple de frottement changent à la durée de vie de l’implant, et ce que représente le séjour si vous venez de l’étranger pour vous faire opérer.
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Envoyez votre radiographie ou votre scanner de hanche ainsi que le compte rendu de votre spécialiste sur WhatsApp. Un orthopédiste vous dira si une prothèse correspond à votre cas, quelle voie d’abord et quel type d’implant sont susceptibles de vous convenir, et combien de temps vous auriez à rester, sans frais et avant toute réservation.
Ce qu’une prothèse de hanche remplace réellement
Une hanche usée, le plus souvent par de l’arthrose, ne glisse plus comme elle le devrait. Les surfaces deviennent rugueuses, le cartilage qui les amortissait s’amincit, et l’os se met à frotter contre l’os. Une prothèse de hanche retire la tête fémorale abîmée et remodèle la cavité, puis met en place une articulation artificielle composée d’un petit nombre d’éléments. Une tige est placée dans le fémur, une tête est fixée sur la tige, et une cupule avec son insert est posée dans la cavité remodelée, l’ensemble reproduisant le mouvement de rotule que l’articulation naturelle a perdu.
Aucun de ces éléments n’est interchangeable d’un fabricant à l’autre, et la combinaison précise choisie par le chirurgien dépend de la qualité de votre os, de votre niveau d’activité, de votre âge, et souvent de l’expérience propre du chirurgien avec un système donné. Ce qui ne change pas, c’est l’objectif de fond. Retrouver une amplitude de mouvement stable et indolore qui vous permette de vous tenir debout, de marcher et de monter les escaliers sans que l’articulation soit la première chose à laquelle vous pensez.
Prothèse totale de hanche, chirurgie prothétique de la hanche et arthroplastie totale de hanche désignent la même intervention. Les chirurgiens emploient plutôt arthroplastie totale de hanche dans les comptes rendus et prothèse totale de hanche quand ils parlent aux patients, et cet article utilise ces termes indifféremment.
Quand le traitement conservateur a atteint ses limites
Les chirurgiens proposent généralement une prothèse lorsque la douleur limite les activités quotidiennes ordinaires et ne répond plus à la perte de poids, à la kinésithérapie, à l’adaptation des activités et, pour beaucoup de patients, à une infiltration de corticoïde ou d’acide hyaluronique. L’arthrose représente la majorité de ces cas. L’ostéonécrose de la tête fémorale, où la vascularisation de la tête fémorale fait défaut et où l’os commence à s’affaisser, et les rhumatismes inflammatoires atteignant l’articulation au fil des années constituent l’essentiel du reste.
L’âge à lui seul ne tranche presque rien. Une personne de 55 ans en bonne forme avec une atteinte articulaire sévère et une personne prudente de 78 ans avec une atteinte modérée peuvent toutes deux être de bonnes candidates, et il peut aussi être raisonnable de conseiller d’attendre dans les deux cas. Ce qui compte vraiment, c’est le degré de limitation de la vie quotidienne, mis en balance avec votre état de santé général et votre capacité probable à supporter l’anesthésie et les exigences physiques de la rééducation, un jugement que le chirurgien porte cas par cas plutôt qu’en fonction d’une date de naissance.
Une fracture de hanche relève habituellement d’une prise en charge différente et plus urgente, décidée dans les jours suivant le traumatisme plutôt que planifiée des mois à l’avance, de sorte que les informations de cet article concernent la chirurgie programmée, distincte de la chirurgie des fractures. Une infection active où que ce soit dans l’organisme, une maladie inflammatoire non contrôlée et une ostéoporose importante non traitée sont des situations dans lesquelles un chirurgien marque en général une pause et poursuit les investigations avant d’accepter d’opérer.
Voie postérieure, antérieure ou latérale, trois façons d’atteindre l’articulation
Toute prothèse de hanche aboutit à la même articulation, mais trois voies reconnues y mènent, et ce choix influence la récupération précoce plus que la plupart des autres décisions prises avant l’intervention. Aucune n’est adaptée à tous les patients, et un chirurgien expérimenté dans une voie obtient en général de meilleurs résultats qu’un chirurgien moins familier d’une autre, quelle que soit la voie privilégiée par un établissement donné.
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| Voie d’abord | Trajet vers l’articulation | Ce qu’elle apporte généralement |
|---|---|---|
| Postérieure | Par l’arrière, en passant entre des muscles réparés à la fermeture | Une vue large et familière adaptée à la plupart des hanches, y compris aux anatomies complexes, au prix de quelques précautions de position les premières semaines |
| Antérieure directe | Par l’avant, en passant entre les plans musculaires au lieu de les sectionner | Souvent moins de précautions de mouvement et une force retrouvée plus vite, même si elle est techniquement exigeante et ne convient pas à toutes les morphologies |
| Latérale | Par le côté, à travers une partie du groupe musculaire abducteur | Une bonne stabilité contre la luxation entre des mains expérimentées, avec un retour plus lent d’une force indolore des abducteurs pendant la cicatrisation de ce muscle |
Une étude canadienne de suivi des coûts portant sur 104 patients pendant un an après l’intervention a constaté que le coût ambulatoire global de la récupération était statistiquement comparable pour les trois voies, même si les patients opérés par voie antérieure ont eu recours à un peu plus de visites infirmières au début, ce qui s’est traduit par un coût paramédical plus élevé pour ce groupe précis. La voie d’abord modifie le ressenti des premières semaines. Elle ne modifie pas, selon ces données, ce que l’année suivante vous coûte en soins de suivi.
Fixation cimentée, sans ciment ou hybride
La fixation désigne la manière dont la tige et la cupule sont ancrées à l’os vivant, et il s’agit d’une décision distincte de la voie d’abord utilisée pour atteindre l’articulation.
Fixation cimentée
Un ciment osseux à prise rapide fixe immédiatement l’implant à l’os, assurant une stabilité dès la fin de l’intervention. Cette solution convient traditionnellement aux patients plus âgés dont l’os est plus souple et plus poreux, car le ciment peut mieux tenir que l’os seul.
Fixation sans ciment
Un implant à surface texturée ou revêtue est impacté contre l’os, qui est censé repousser dessus au cours des semaines suivantes. Cette solution convient aux patients dont la qualité osseuse est bonne et constitue aujourd’hui le choix le plus fréquent dans de nombreuses pratiques, puisqu’elle évite de laisser du ciment dans l’organisme.
Fixation hybride
Une tige cimentée associée à une cupule sans ciment, ou parfois l’inverse, permet au chirurgien d’adapter chaque composant aux besoins de l’os concerné, sans retenir un seul mode de fixation pour les deux versants de l’articulation.
Une méta-analyse regroupant 18 études et 55 942 prothèses de hanche de première intention a montré que le taux global de fracture périprothétique était légèrement plus élevé avec les tiges sans ciment qu’avec les tiges cimentées, 1,3 pour cent contre 0,9 pour cent, même si la différence n’atteignait pas la significativité statistique sur l’ensemble des données regroupées. La géométrie de la tige comptait davantage que le seul choix du ciment. Les tiges sans ciment à cône quadrangulaire réduisaient en réalité le risque de fracture, tandis que certaines tiges sans ciment de forme anatomique augmentaient à la fois le risque de fracture et le risque de reprise. La fixation sans ciment s’accompagnait globalement d’un taux nettement plus faible de descellement aseptique que la fixation cimentée dans ces mêmes études regroupées. Aucun mode de fixation ne l’emporte sur tous les critères, ce qui explique que la décision revienne au chirurgien qui examine votre propre os, cas par cas plutôt que selon une règle fixe de l’établissement.
De quoi sont faites les surfaces articulaires
Le couple de frottement désigne les deux surfaces qui s’articulent réellement l’une contre l’autre une fois l’articulation en mouvement, et il est choisi indépendamment de la voie d’abord et du mode de fixation. Une tête en céramique sur un insert en polyéthylène hautement réticulé est la combinaison moderne la plus fréquente. Les couples céramique sur céramique et métal sur polyéthylène restent eux aussi largement utilisés, chacun présentant un profil de risque légèrement différent plutôt qu’un classement simple du meilleur au moins bon.
Une méta-analyse de 33 études portant sur plus de 120 000 prothèses de hanche a comparé les couples céramique sur céramique aux différentes combinaisons à base de polyéthylène. Les taux de reprise, de descellement aseptique et de fracture périprothétique étaient globalement comparables entre les couples. Le couple céramique sur céramique présentait un taux de luxation plus faible que le métal sur polyéthylène et un taux plus faible d’ostéolyse, la perte osseuse progressive causée par les particules d’usure, que le métal sur polyéthylène et que le métal sur polyéthylène hautement réticulé. Le compromis est sonore plutôt que clinique pour la plupart des patients. Les couples céramique sur céramique grincent nettement plus souvent que toute combinaison à base de polyéthylène, une gêne que certains patients remarquent et que d’autres n’entendent jamais.
Aucune de ces différences n’est assez importante pour faire d’un couple de frottement le choix évident pour tout le monde. La qualité osseuse, le niveau d’activité et la façon dont un patient met en balance un faible risque de grincement avec un léger avantage en termes d’usure sont les éléments que le chirurgien examine réellement avec vous avant de décider.
Ce qui se passe le jour de l’intervention
Une rachianesthésie ou une anesthésie générale est convenue avec l’anesthésiste à l’avance, et beaucoup de patients reçoivent les deux, un bloc rachidien pour l’intervention elle-même et une sédation légère pour que rien ne soit ressenti ni mémorisé. Le chirurgien réalise une incision selon la voie choisie, retire la tête fémorale abîmée et prépare la cavité pour recevoir la nouvelle cupule. Le canal fémoral est préparé à la taille et à la forme qu’exige la tige choisie, les composants sont mis en place, et l’articulation est mobilisée dans son amplitude attendue pour vérifier la stabilité et la longueur de la jambe avant la fermeture.
Un bloc nerveux régional est couramment réalisé avant ou pendant l’intervention pour gérer la douleur au moment où l’anesthésie se dissipe, et le choix du bloc utilisé est devenu un domaine de recherche à part entière, abordé dans la section suivante. L’intervention elle-même dure habituellement d’une heure à une heure et demie pour une prothèse de première intention simple, davantage pour une hanche déjà opérée, d’anatomie inhabituelle ou présentant une déformation importante à corriger.
La plupart des protocoles permettent aux patients de se lever et de faire quelques pas encadrés dans les heures suivant le retour en chambre, avec un déambulateur ou des béquilles surtout pour l’équilibre, puisque la jambe peut déjà supporter le poids du corps. La kinésithérapie commence en général le jour même ou le lendemain matin, et la rapidité de cette première marche en dit souvent plus sur le protocole de rééducation de l’hôpital que sur l’intervention elle-même.
Contrôler la douleur les premiers jours
Le contrôle de la douleur dans les 48 premières heures conditionne la rapidité avec laquelle un patient se remet en mouvement, et les blocs nerveux régionaux réalisés autour de la hanche font désormais partie intégrante de ce plan et ne sont plus considérés comme facultatifs. Deux techniques dominent la pratique actuelle. Un bloc du groupe nerveux péricapsulaire associé à un bloc du nerf cutané latéral de la cuisse, et un bloc du compartiment du fascia iliaca.
Une méta-analyse de 2026 regroupant 16 études comparatives a montré que l’association du bloc péricapsulaire et du bloc cutané latéral fémoral donnait des scores de douleur plus bas au repos et au mouvement que le bloc du fascia iliaca, avec une incidence plus faible de faiblesse musculaire postopératoire et une meilleure préservation de la force du quadriceps. Les patients qui en bénéficiaient marchaient pour la première fois sous surveillance environ neuf heures plus tôt en moyenne, avaient besoin de moins de morphine au total et sortaient environ trois quarts de journée plus tôt. Tous les hôpitaux n’ont pas encore adopté la technique la plus récente, c’est donc une question légitime à poser à votre équipe chirurgicale plutôt qu’un acquis supposé partout où vous êtes soigné.
Ce que montrent les données à long terme et les registres
La prothèse de hanche dispose de l’une des bases de données les plus anciennes et les mieux suivies de la chirurgie orthopédique, issue des registres nationaux d’arthroplastie qui suivent chaque hanche implantée pendant des décennies. Une analyse de 2026 regroupant 29 études cliniques et près de 1,9 million d’interventions enregistrées dans huit registres nationaux a retrouvé une survie de 93,6 pour cent à 20 ans pour les couples de frottement modernes, extrapolée à une survie prévue de 92,1 pour cent à 30 ans. Autrement dit, environ neuf prothèses de hanche sur dix posées aujourd’hui devraient encore fonctionner avec leur implant d’origine trente ans plus tard.
Ce chiffre s’ajoute à tout ce qui précède. Il ne le remplace pas. Le choix du couple de frottement modifie à la marge le risque de luxation et d’ostéolyse, et le mode de fixation modifie tout aussi faiblement le risque de fracture et de descellement, sans que cela suffise à déplacer beaucoup le chiffre global de survie. C’est en soi une information. La prothèse de hanche a atteint un degré de maturité tel que le choix entre des options modernes raisonnables change davantage le déroulement et les risques secondaires de votre récupération que la probabilité que l’articulation dure dans le temps.
Les données de réadmission racontent une histoire complémentaire, celle des semaines qui suivent immédiatement l’intervention plutôt que des décennies suivantes. Une analyse de 367 199 prothèses de hanche et de genou de première intention dans une vaste base chirurgicale des États-Unis a montré une baisse des taux de réadmission à 30 jours sur la période étudiée, de 4,5 pour cent à 3,3 pour cent. Pour la prothèse de hanche en particulier, les complications chirurgicales, principalement les problèmes de cicatrice et les caillots sanguins, représentaient un peu plus de la moitié des réadmissions, la luxation et la fracture périprothétique arrivant en troisième position parmi les causes chirurgicales. Les complications médicales sans lien avec la hanche elle-même constituaient l’essentiel du reste.
Prises ensemble, ces données dessinent une image plutôt rassurante mais honnête. Les complications précoces graves sont peu fréquentes et leur incidence diminue, et l’implant lui-même est conçu pour durer, chez la plupart des patients, le reste de leur vie active et de leur retraite, tandis que la combinaison précise de voie d’abord, de fixation et de couple de frottement façonne les détails de votre propre récupération plus que le résultat d’ensemble.
La récupération, des premiers pas à l’activité complète
Les précautions de position des premières semaines dépendent beaucoup de la voie utilisée pour atteindre votre articulation. Une voie postérieure s’accompagne généralement de restrictions sur la flexion profonde de hanche, le croisement des jambes et la rotation du pied vers l’intérieur pendant une période initiale définie, alors qu’une voie antérieure ou latérale impose habituellement moins de restrictions, selon le protocole. Demandez à votre propre équipe chirurgicale ce qui s’applique exactement à vous plutôt que de supposer qu’une règle lue en ligne vaut pour tout le monde. Au-delà de ces différences, la récupération suit une trajectoire assez prévisible.
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| Période | Ce qui est habituel |
|---|---|
| Semaines 1 à 2 | Soins de la cicatrice, contrôle du gonflement, augmentation progressive de la distance de marche avec un déambulateur ou des béquilles |
| Semaines 3 à 6 | La hanche commence à supporter la charge, la plupart des patients marchent sans aide, la conduite redevient souvent possible |
| Mois 3 à 6 | La hanche cesse en général de conditionner l’organisation de vos journées |
| Jusqu’à 12 mois | Des gains plus modestes en force et en confiance se poursuivent |
L’âge, la condition physique antérieure et le degré de fonte musculaire déjà installée avant l’intervention avancent ou retardent ces délais pour un patient donné. Une comparaison rétrospective de patients appariés n’a retrouvé aucune différence statistiquement significative de durée d’hospitalisation entre la voie antérieure directe et la voie postérieure dès lors que des protocoles de récupération modernes étaient appliqués de la même façon aux deux groupes, ce qui rappelle que le programme de rééducation de l’hôpital influence souvent la vitesse de récupération autant que l’incision.
L’aptitude à prendre l’avion s’apprécie séparément de l’aptitude à marcher, car les voyages long-courriers augmentent le risque de caillot après toute chirurgie du membre inférieur. Les chirurgiens veulent en général constater une cicatrice en voie de guérison, une mobilité de hanche conforme à ce qui est attendu à ce stade, et un temps suffisant passé debout pour être certains que le risque de caillot s’est réduit. Un délai d’une à deux semaines est un repère courant pour une prothèse de hanche de première intention simple, confirmé individuellement lors de votre consultation de contrôle plutôt que fixé à l’avance pour tous les patients.
Organiser le séjour, de l’orientation à la sortie
La plupart des patients internationaux nous contactent après qu’un chirurgien local a déjà recommandé une prothèse, souvent face à une liste d’attente dépassant largement un an. Envoyer une radiographie récente du bassin, accompagnée des informations sur les traitements déjà essayés, est la chose la plus utile à faire d’emblée. Cela permet à un médecin de parler de votre articulation précise plutôt que de la prothèse de hanche en général, et de vous dire honnêtement si l’intervention s’applique à votre cas et quelle voie d’abord conviendrait à votre morphologie. Ce premier avis est gratuit et ne vous engage à rien.
À votre arrivée, prévoyez des analyses de sang standard, une consultation d’anesthésie, un ECG pour la plupart des patients et tout examen d’imagerie qui n’aurait pas déjà été relu à distance. Toute personne sous anticoagulant ou diabétique doit être évaluée suffisamment tôt avant l’intervention pour que les doses soient ajustées en toute sécurité. La plupart des hôpitaux privés qui accueillent des patients internationaux en Turquie font état d’une hospitalisation d’environ deux à quatre nuits pour une prothèse de hanche de première intention simple, et un accompagnant est normalement le bienvenu pour rester avec vous pendant le séjour, les modalités exactes de la chambre étant à régler au moment de l’établissement du devis plutôt qu’à découvrir à l’admission.
Un compte rendu de sortie écrit précisant l’implant utilisé, sa taille et le programme de rééducation recommandé doit repartir avec vous sous une forme directement exploitable par votre médecin ou votre kinésithérapeute, sans avoir besoin de contacter quelqu’un à l’étranger au préalable.
Rester en contact avec votre équipe chirurgicale après votre départ
Un court point de suivi à distance, en général un appel vidéo ou un échange de messages, est habituel vers deux et six semaines après votre retour, pour contrôler la cicatrice et l’évolution de la mobilité. La kinésithérapie dans votre pays peut en principe reprendre le même programme de rééducation que celui commencé à l’étranger, et transmettre votre compte rendu opératoire à ce kinésithérapeute évite que l’évaluation reparte de zéro.
Les problèmes assez graves pour nécessiter une réadmission restent peu fréquents, même si une page affirmant qu’ils ne surviennent jamais ne vous dirait pas la vérité. Ce qui compte réellement une fois rentré chez vous est plus simple que l’inquiétude elle-même, à savoir si l’hôpital qui vous a opéré reste joignable et si un médecin sur place peut obtenir de cette équipe ce dont il a besoin sans délai.
Les principaux facteurs du prix d’une prothèse de hanche
Considérez avec prudence tout montant fixe annoncé avant qu’un spécialiste ait examiné votre imagerie. Pour une prothèse de hanche, le prix varie selon les matériaux de l’implant choisis, la voie d’abord, le fait qu’une ou deux hanches doivent être remplacées, le nombre de nuits d’hospitalisation, et selon que la kinésithérapie et les consultations de suivi sont facturées à part ou incluses dans le forfait.
Demandez par écrit ce qu’un montant annoncé comprend et ne comprend pas. L’intervention et l’implant, le séjour hospitalier, les transferts depuis l’aéroport, l’interprétariat et les consultations de suivi sont les postes qui figurent le plus souvent dans le devis d’un établissement et disparaissent discrètement de celui d’un autre. Une chirurgie de reprise, ou une hanche compliquée par une ostéosynthèse de fracture antérieure ou une dysplasie importante, coûte généralement plus cher qu’un cas simple de première intention, du fait du temps de planification et d’opération supplémentaire.
Le coût est l’une des principales raisons pour lesquelles les patients cherchent des soins orthopédiques en dehors d’Europe occidentale ou d’Amérique du Nord, puisque les soins privés en Turquie reviennent habituellement bien moins cher qu’une chirurgie comparable dans ces régions. L’Hôpital universitaire Biruni fixe ses forfaits de manière à maintenir l’équipe chirurgicale, le séjour hospitalier et le suivi à un même niveau quel que soit le pays d’origine du patient, même si rien de plus précis que ce positionnement général ne peut être annoncé honnêtement tant qu’un spécialiste n’a pas réellement examiné votre imagerie.
Les points à confirmer avant de réserver
Un plan clinique solide n’est que la moitié d’un voyage de ce type. Deux discussions distinctes méritent d’avoir lieu avant de fixer des dates.
Les questions cliniques à poser
Demandez directement quelle voie d’abord et quelle combinaison de fixation et de couple de frottement votre chirurgien recommande pour votre hanche en particulier, et pourquoi, plutôt que d’accepter une réponse unique valable pour tous les patients. Une équipe sûre de son raisonnement vous expliquera ce choix au lieu de l’écarter rapidement.
Les aspects pratiques à confirmer avant de réserver
Renseignez-vous sur le nombre d’accompagnants pouvant voyager avec vous et faites confirmer par écrit les modalités de la chambre plutôt que de les laisser se régler à l’admission. Abordez directement les langues parlées au sein de l’équipe des patients internationaux, et demandez séparément s’il est possible de solliciter une femme médecin si cela compte pour vous. Les besoins alimentaires, les espaces de prière et le délai attendu pour une lettre d’invitation en vue du visa méritent d’être évoqués lors du même échange, car un hôpital habitué aux patients internationaux doit avoir des réponses prêtes sur ces trois points.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une opération de prothèse de hanche ?
Quelle voie d’abord est la meilleure, postérieure, antérieure ou latérale ?
Combien de temps dure une prothèse de hanche ?
Y a-t-il un âge idéal pour une prothèse de hanche ?
Combien de temps dois-je rester en Turquie après l’opération ?
Quels mouvements faut-il éviter après une prothèse de hanche ?
Références scientifiques
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Note de l'éditeur
Rédigé par l'équipe éditoriale médicale de Biruni Hospital. Vérifié par Pr Necdet DEMİR, Orthopédie et traumatologie.
Vérifié médicalement par

Pr Necdet DEMİR
Orthopédie et traumatologie
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